‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 368 sur 533 · Arch. munic. de Toulouse, GG · texte numérisé non relu

Arch. munic. de Toulouse, GG

an plus tard, il demandait à la reine qu'on lui en fit don’.

Toulouse était loin d’être pacifié. La soldatesque qui venait d'y entrer entendait la traiter en ville prise. L”’Ærstotre ecclésiastique fait un tableau très complet des excès qui y furent commis «depuis le soir du dimanche jusques au jeudy suivant » ?. Elle ne parle pas des efforts que Monluc se vante d’avoir faits pour rétablir l’ordre. Ils sont attestés par la lettre au roi #, par la dépêche de Fourquevaux et aussi par les documents toulousains. Fourquevaux écrivait le 19 juin à Saint-Sulpice, ambassadeur en Espagne : « Monsieur, j’ay veu, par celle qu'il a pleu à monsieur de Limoges m’escrire, comment le bruit est allé par delà que monsieur de Monluc a respandu beaucoup de sang en Tholose. » Et, après avoir noté que Monluc n’y arriva qu'après la bataille, il ajoutait : « Par ainsy ne fault donner coulpe audict s' de Monluc d’un faict qu'il n’a commys. Et quant audict sang, il en fust respandu d’une et d’aultre part durant ledict long combat *. » Le mardi 19 mai, tandis que le Parlement installait les nouveaux capitouls *, Monluc et Terride nommaient, comme commissaires chargés de faire les montres et revues des gens de guerre concentrés à Toulouse à cause des troubles, les capitaines Blancastel et Massès 6. Le jeudi 21, le capitoul François de Saint-Félix et M. de Bellegarde procédaient à larrestation de soldats reconnus coupables de pillage. Le même jour, dans la maison de M° Antoine Aldibert, procureur de la cour, on arrête Bernard de Bonrepaux, dénoncé comme pillard, et on l’amène en la maison d’Assézat pour que M. de Monluc en fasse justice 7. Ces désordres

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