Hist. eccl., Il
. 4. Avis de Noailles à Burie, camp de Montech, 22 septembre (éd. de Ruble, pièces justif., V, 342). Dans une lettre à Philippe II, écrite de Grignols le 12 octobre, Monluc raconte l’agression tentée contre sa maison de Saint-Puy, dont parle l’Arst. eccl., et qu’il a omise dans son livre; mais il l’attribue à Jean de Mesmes (Ambassade en Espagne de Jean Ebrard, seigneur de Saint-Sulpice..…., publ. par Éo. CaBié, 1903, pp. 84-85). Dans sa lettre, écrite le même jour, à Saint-Sulpice, il est plus exact : il attribue l’attaque à Bégolles,
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document fait allusion à l'appel lancé dans le pays par Peyrot pour assembler les communes au son de la cloche. Les registres consulaires d’Auch mentionnent aussi, à la date du 22 septembre, l'envoi de cent cinquante hommes « tant à pied qu’à cheval, armés avec vivres », au secours du capitaine Monluc « contre les seditieulx de Terraube et de Lectoure » ". L'Histoire ecclésiastique raconte, presque dans les termes des Commentaires, comment Jean de Mesmes recula vers Roquebrune, y fut « chargé par la noblesse du pays, accompagnée des communes », et se sauva en Béarn avec sa troupe *.
La nouvelle de la prise de Terraube par le capitaine Peyrot arriva le 22 au camp de Montechf. A cette date, Monluc avait déjà quitté Burie, avec trois enseignes de gens de pied, * pour répondre à l’appel de son fils et venir assiéger Lectoure dégarni. Il dit qu'il apprit en route la capitulation de Terraube. Son récit n’est pas assez clair pour qu’on puisse marquer ses étapes d’une façon précise; mais il est impossible d'admettre, avec de Ruble», que, dès le 22 au soir, il était devant Lectoure et qu’il en commença le siège le lendemain. [l amenait, en effet, de l’artillerie avec lui; il fallut faire franchir aux trois canons 6 la Garonne à Moissac et les amener devant la place avec des bœufs. Monluc dit bien qu'il prit soin d'organiser des relais, mais on est obligé d'admettre que les attelages mirent trois jours pour franchir la distance qui sépare Moissac de Lectoure, et que les pièces d’Ortubie et de Fredeville ne purent arriver que dans la nuit du 25 au 26, c’est-à-dire le lendemain du jour où Monluc, d’après l'Ais-
1. Arch. munic. d'Auch, BB, 5, fo 151 vo. — ['/Jist. eccl. parle de « cinq à six mille hommes assemblés de tous les lieux d’alentonr au son du toxin ». La lettre à Saint-Sulpice dit : «... toute la noblesse des environs et plus de troys mille hommes de commune. »
2. L'ÆHist. eccl. dit qu'il fit la nuit une sortie qui le dégagea. D’après Monluc, les « païsans se fascharent de les tenir assiégés et se desrobarent presque tous », ce qui lui permit de s'évader.
3. L'avis de Burie à Noailles est daté du 22, « sur les cinq heures du soir ».
4. Détail donné par la lettre à Saint-Sulpice; les Commentaires ne précisent pas.
5. Jeanne d'Albret, p. 246. — Faute d’avoir tenu compte des distances et consulté l’Æ1st. ecel., ne Rugre a établi d’une façon très inexacte la chrono: logis du siège de Lectoure.