Hist. eccl., Il
6. Le livre de main des du Pouget (Bull. de la Soc. des études du Lot, XXI, 42).
7. Monluc à Saint-Sulpice : « M. de Duras. s’en alla droit à Caours. et ne fust esté qu’il s’amuza à prendre ung chasteau à une lieue de Caours, là où estoict l’evesque, il eust prins la ville. Et comme il vict qu'il avoict là faly sa fortune, il s’en va droict à Sarlat et l’assiegea et y fict bresche. »
attestée par une commission au contrôleur Frayssenet pour percevoir les fruits des propriétés appartenant aux prétendus réformés'. Le même jour, laissant en arrière ses compagnies, il va coucher à Villeneuve-d’Agen. Informé que le baron de Clermont ne peut le rejoindre, il ne fait le mardi que «trois lieues », «qui feust à Montaignac, près Monflanquin ». En fait, 1l raccourcit la distance, qui est de vingt-quatre kilomètres, entre Villeneuve et Montagnac-sur-Lède. Son passage dans ce dernier village est attesté par une lettre à Armand d’Escodeca *. Le mercredi 7, ilest à cheval « deux heures devant jour » et va « repaistre » à Belvès. Tandis qu’arrive son avant-garde, il pousse jusqu’à Siorac, au bord de la Dordogne À, d’où il envoie deux courriers pour annoncer son arrivée, l’un à Bergerac, au duc de Montpensier, l’autre à Burie, logé sur la rivière à Castelnaud-les-Mirandes *. C’est là, d’après sa lettre au roi du 6, que ce dernier attendait son collègue « aujourd'huy ou demain ». Il fut donc peut-être moins «esbahy » que le disent les Commentaires. Monluc était simplement exact au rendez-vous; il n’en avait pas moins fait une belle « COTVÉE » 5.
De retour à Siorac, il y trouva les enseignes du baron de Clermont et les Espagnols. Le soir du 7, il leur fit passer la Dordogne et les logea à Saint-Cyprienf, sur la rive droite, où elles trouvèrent les trois compagnies de gens d’armes de Burie, Randan et La Vauguyon. Monluc coucha à Siorac. « Le matin,