Le texte des Commentaires porte Mauriac
2, Voir, sur l'envoi du duc de Montpensier, pe RugLe, Jeanne d'Albret, pp. 266-268 ; une lettre du cardinal de Ferrare, du 19 juillet, attribuant à tort l'envoi du duc au mécontentement causé par la mollesse de Burie et par sa sympathie pour les réformés (Végoc. ou lettres au pape Pie IV, p. 328), et des instructions où il est dit qu'il s’informera de ce qui a été déjà « despendeu » et aura pouvoir spécial pour faire servir, si besoin est, l’argenterie des églises aux frais de la guerre (B. N., fr. n. acq. 6oot, foS 104-107, minute non datée).
3. Monluc à la reine, camp de [Grignols|, 12 octobre (IV, 169). — Monluc à Saint-Sulpice et à Philippe Il, même date. — Le biographe du duc de Montpensier place inexactement l’entrevue le 10 (N. Cousrureau, La vie de Louis de Bourbon, premier duc de Montpensier, Rouen, 1642, p. 10).
4. Le duc de Montpensier à la reine, Mussidan, 14 octobre (B. N., fr. n, acq. 6009, fo 10, orig.).
APRÈS LA VICTOIRE DE VERGT. 465 victoire, il faisait bénéficier les siens du signalé service qu’il venait de rendre à la couronne. Ce service, il n’a laissé à personne le soin de le faire valoir; on ne peut, du reste, que souscrire à ses réflexions très justes sur les conséquences du combat de Vergt.
Obéissant aux ordres reçus à Mussidan, Monluc s’en revenait à Bergerac lorsque deux courriers le rappellent avec son frère à Barbezieux. Duras, fuyant à toute bride vers le nord, y était arrivé le 10, dit l’/Æ/rstoire ecclésiastique ?, ayant fait, dit Monluc, «en ung jour et une nuict dix huict ou vingt lieues ». Il avait de là rejoint le comte de La Rochefoucauld qui, à la nouvelle de sa défaite, leva le siège de Saint-Jean-d’Angély pour se porter à sa rencontre. Le duc de Montpensier, parvenu à Barbezieux, y craignit d’être attaqué par La Rochefoucauld; aussi rappelait-il Monluc en hâte. Aucun document ne nous renseigne sur cette « diligence » qu’il raconte en notant jusqu'aux étapes; mais une lettre de Burie atteste qu'il alla bien à Barbezieux5. Le fait se place entre le 14 et le 19 octobre*. A cette dernière date, Monluc était à Savignac*, en route vers Agen. Il y séjourna jusqu’à la fin du mois; un document fait foi qu'il y était le 28 octobre6. C’est à Esuüllac qu’il reçut une lettre du cardinal d’Armagnac, datée du 12 novembre, qui l'informait des menées des rebelles en Languedoc 7. Au reçu de cette lettre, il partit pour Toulouse. Il a mentionné ce voyage. A l’entendre, il fut prié par le cardinal d’Armagnac et le Parlement d’aller aider Terride, « engaigé »
1. & Tutte le terre dell alta et bassa Guienna hanno ripreso la messa », écrivait-il orgueilleusement à Pie IV. — « Et vous pouvez asseurer, monsieur mon cousin, que la Guienne est aujourd’huy toute réduicte, qui estoict la plus grande esperence que M. le prince de Condé avoict. » (Monluc à Saint-Sulpice.)