Hist. eccl., IL
3. Burie à la reine, Barbezieux, 19 octobre {B. N., fr. 15877, fo 243, orig.).
4. Le 19, le duc de Montpensier écrivait au roi que La Rochefoucauld était en fuite vers Poitiers : « J’ay mis à sa queue bonne troupe de cavalerye. Mais il fuyt si tost qu’il n’est pas aisé à prendre. » (B. N., fr. n. acq. 6009, fo 43, orig.).
5. Savignac (et non Salignac, comme l’a imprimé De Rue, IV, 175), Lot-et- Garonne, arr. de Marmande, cant. de Duras.
6. Commission à Mathieu de Gramont, Agen, 28 octobre (J. Lesrranr, Les Huguenots en Comminges, 1900, pp. 2-3).
7- Le cardinal d’Armagnac à Monluc, Toulouse, 12 novembre(AReo. Hist., 1876, 2, p. 521).
devant Montauban. Ce dernier, vexé, manifesta son mécontentement. Monluc déclara au cardinal et à la cour qu'il n’entendait pas faire tort à un compagnon d'armes et consentit à donner seulement son avis sur la conduite du siège. Une telle délicatesse l’honorerait fort. N’est-il pas plus vraisemblable de penser qu'il n'augurait rien de bon de l’entreprise? Ce voyage à Toulouse nous est connu par la grande lettre, déjà citée, de Monluc à Pie IV : « Montauban, dit-il, a été assiégé pendant que je poursuivais monsieur de Duras, et à mon retour ledit seigneur cardinal m'a fait venir jusqu'ici pour voir ce qui sera nécessaire pour le siège. Aujourd’hui, nous prenons la résolution formelle de mourir tous plutôt que de ne pas avoir la place. Pour moi, je m'en retourne au pays d’Agenais pour voir s'il n’y a plus personne qui fasse mine de lever la tête et pour envoyer quelques gens audit siège. » La lettre est du 16 novembre. Elle permet de dater exactement le voyage de Monluc à Toulouse.
Il est bref sur ce troisième siège de Montauban, qui fut aussi malheureux que les précédents et auquel ïl prit, du reste, une part insignifiante. Il dit qu'il commença aussitôt après la victoire de Vergt; en réalité, c’est le 9 octobre, jour de la bataille, que l'Histoire ecclésiastique, dont le témoignage a une très grande valeur, place l'occupation par Terride du faubourg Saint-Antoine, qui marqua le début des opérations”. La visite que Monluc fit aux tranchées fut postérieure à la mort du capitaine Boisjourdan, tué le 22 octobre”. À son arrivée, il trouva que Terride avait abandonné le faubourg Saint-Antoine ; l'évacuation eut lieu le 4 novembre. D’après la lettre à Pie IV, c’est entre le 16 et le 20
1. Aist. eccl., NT, 111-118. — Le journal très détaillé du siège ne fait que quelques allusions au rôle de Monluc. On y.trouve mentionné, sous la date du 21 décembre, l'envoi par Monluc de Jean Treys, dit Dariat, bourgeois de Montauban et receveur du Quercy, porteur d'instructions proposant de sa part une capitulation honorable (IE, 139). Le 18 janvier 1563, on annonça à Montauban que Monluc « faisoit appareil de dix-huict canons et de plusieurs ingénieux » pour avoir la ville (tbid., 142). Le 13 février, Jean Dariat annonce que Monluc, Terride et Negrepelisse € avoient délibéré d’assaillir la ville de plus près que jamais » (ébëd., 14g). Le 22 mars, on apprend que, bien que la paix soit près d’être faite, «€ devant qu'elle fust publiée, Monlue devoit faire tous ses efforts pour prendre la ville » (rbëd., 151). Ces bruits étaient pour la plupart faux. Il n’y est fait aucune allusion dans les Commentarres.
>. Hist. eccl., II, 118.
D 2014, LL Er20: