L'EXPÉDITION DU CAPITAINE PEYROT
exactement, 1l ne dormait pas et exerçait une surveillance active par tout son gouvernement. Le 24 novembre, il ordonne aux consuls d'Agen de faire bonne garde et de visiter les maisons des réformés ‘; il écrit en même temps aux maire et jurats de Bordeaux : « Prenés garde à vostre ville et gardés vos portes?, » Il se transporte en personne à Lectoure, pour s'assurer que tout y est tranquille *, et, le 14 décembre, il approuve la décision des consuls interdisant l’entrée de cette ville « au Juan » et à Montamat, Ç Jusques à ce que nous aurons entendeu en quoy sera devenue l’assemblée qu'a faict monsieur ladmiral à Melun »#. Il part ensuite pour le Quercy, avec le procureur général au Parlement de Bordeaux Lahet *; le 20 décembre, il est à Cahors, où il reçoit du roi des lettres rassurantes ©, qui ne l’empêchent pas d'aller à Villefranche-de-Rouergue régler, le 28, par une ordonnance, l’exercice du culte réformé et la répression des excès quotidiens 7, On le voit, il n’a pas exagéré en parlant de son activité à l’occasion de cette alerte, prélude lointain des seconds troubles, dont il commence ensuite le récit sans aucune transition.
Dans une addition qui sert de conclusion au livre V des Commentaires, il a rappelé un événement notable de l’année 1566, Pexpédition maritime du capitaine Peyrot. On a dit qu'elle fut entreorise pour venger le massacre de Jean Ribaut et des colons français de Floride par l'Espagnol Pedro Menendez (octobre 1565)$. Ce fut l'argument que l'ambassadeur de France à Madrid Fourquevaux fit d’abord valoir auprès de Philippe I, pour expliquer l'agression de Madère. La raison que donnent les Commentaires est différente. Ce serait simplement parce qu’il se