‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 415 sur 533 · Arch. hist. de la Gir., XXIX · texte numérisé non relu

Arch. hist. de la Gir., XXIX

2. La lettre fut reçue le 28 novembre. (Bibl. munic. de Bordeaux, reg. secr. du Parlement, ms. 369, 3, f 70.) Cf. -Supplément de Dannaz à la Chronique de pe LuRBE, p. 128.

3. Délibération des consuls de Lectoure, du 25 novembre. (Arch. munic. de Lectoure, BB, 3, fo 135 vo.)

4. Monluc aux consuls de Lectoure, Agen, 14 décembre (V, 44).

5. Le 5 décembre, Lahet annonçait au Parlement que le roi lui avait écrit « pour aller en commission avecq le sieur de Monluc sur le sujet de Pédit... ». Bibl. munic. de Bordeaux, reg, secr., ms. 370, F0 825.)

6. Monluc aux consuls de Lectoure, Cahors, 20 décembre (V, 45).

7. B. N., coll. Doat, 238, fo 74. — Cf. une analyse de cette ordonnance dans l’'Æssai historique sur le Rouergue du baron De Gausar, 1825, IT, 24/4.

8. Du Prar, Aist. d'Élisabeth de Valois, Paris, 1859, ch. xvur.

h96 ENTRE LES PREMIERS ET LES SECONDS TROUBLES.

voyait Q inutile en France, pour n’estre que courtisan, et ne sçaichant nulle guerre estrangère où s’employer ». que Peyrot « desseigna une entreprise sur mer ». C’est le motif que son père invoquait dans des lettres à Catherine de Médicis, qui, préoccupée de ce dessein, sur lequel planait un certain mystère, lui avait demandé d’en préciser l’objet. L’évêque de Valence ne s'exprimail pas autrement en recommandant son neveu au roi et à la reine”. Il paraît bien que Pevrot ignorait d’abord où 1l trait. En avril, il est à Paris, où il s’abouche avec un gentilhomme danois, qui lui propose d’aider le roi Frédéric IT dans sa lutte contre Eric XIV, roi de Suède. Une défense du roi fait avorter le projet. Le bruit ayant couru que le roi d’Espagne préparait une expédition navale, Peyrot songe un instant à lui offrir les deux navires qu'il avait déjà équipés”. Enfin, après avoir peut-être pris lavis de Coligny *, il décide d'aller sur la côte occidentale d'Afrique troquer avec « les Mores » une pacotille, dont le bénéfice lui permettra de rembourser les frais de l'expédition; après quoi, il se lancera, avec deux roberges seulement, à la découverte de « quelques isles que certains Portugais expérimentés... luy ont declaré estre inhabitées et incongneues ». Le but précis de Peyrot reste enveloppé de mystère. Monluc dit qu'il le connut et qu'il se repentit de ne lavoir pas communiqué à lun des compagnons de son fils avant le départ. Les Commentaires sont d'accord avec les documents originaux sur les détails d'organisation du voyage {.

1. Monluc à la reine, Périgueux, 5 juin 1566; Agen, 8 juillet 1566 (V, 54, Gr). — Jean de Monluc au roi, Toulouse, 4 juillet, et à la reine, Toulouse, 6 juillet. (T. pe LarroQuE, Votes et doc. inéd. pour servir à la biographie de Jean de Monluc, 1868, pp. 46-51.)

2. Note remise à Philippe IT par don Felipe de Bardaxi, | juin 1566]. (Arch. Nat., K, 1505, n0 14, ancien n0 16, copie du temps.)

3. Moxzuc dit dans son livre : « Monsieur l’admiral n’aymoit et estimoit que trop mon filz, ayant tesmoigné au roy qu'il n'y avoit prince ni seigneur en France qui eust peu, de ses seuls moyens, et sans bienfaict du roy, dresser en si peu de temps un tel équipaige. »

4. Voir, outre les lettres déjà citées, un abrégé du récit perdu de Jean d’Antras, qui fit partie du voyage, dans ses Wémotres (éd. T. de Larroque et de Carsalade du Pont, pp. 91-93), et la relation officielle, tirée des manuscrits de Saint-Pétersbourg et publiée par Enmoxp FarGuRoLrE, Une expédition frunçaise à l'île de Madère en 1566, Paris, 1895, in-80, La flotte comptait sept bateaux (et non six), dont deux navires, quatre roberges et une patache, tirés des ports de Bordeaux et de Saint-Jean-de-Luz, auxquels se Joignirent trois bâtiments de Saint-Malo.

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