‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 422 sur 533 · CLaunr GRANGÆI 0p. ctt., p · texte numérisé non relu

CLaunr GRANGÆI 0p. ctt., p

8. Choses notables et qui semblent dignes de l'histoire advenues aux premiers (sic) troubles et qui peuvent estre adjoustées aux discours qui en ont été escrits (Cimser et Dansou, Arch. cur. VIT, 407). Dans son /rstoire untrerselle, d'Ausiäné a utilisé le récit des Commentaires en l’altérant légèrement,

5o8 LES SECONDS TROUBLES.

« cinq ou six jours après » avoir reçu la nouvelle de ce succès que Monluc arriva à Marennes. Il était, en effet, le 11 mars encore à Bordeaux, d’où il se rendit à Blaye‘, puis à Saint-Jeand'Angély, où il séjourna trois ou quatre jours, dit-il lui-même dans sa lettre au roi, « pour remédier à faire assembler des vivres pour lavituaillement du camp durant ledict siège; et après m'en suis venu en ce lieu de Marennes, où Jay trouvé monsieur de Pons... ». Le récit des Commentaires n’est pas net : Monluc laisse, d’une part, entendre qu'il se rendit droit d'Agen à Marennes; puis, quelques lignes plus bas, il dit qu'il temporisa «aux environs de Sainct Jehan et de Sainctes ». La lettre au roi dissipe cette obscurité. On y trouve aussi comme une première épreuve du récit de l'occupation de Ré par Leberon. Elle est plus complète et plus exacte que la narration dés Commentaires. Cest le jeudi 25 mars que Leberon, avec cinq cents arquebusiers, tenta, soutenu par « l'armiéerdé"mers5"etiquatre roberges de Saint-Jean-de-Luz, que commandait le capitaine La Gombaudière?, de faire une descente dans l’île; 1l fut repoussé. Monluc parle du mauvais temps qui retarda Popération. Il a atténué dans sa lettre, omis complètement dans son livre l'échec, que La Grange attribue à la ferme attitude du capitaine huguenot Yvon3. Dans la nuit, une nouvelle descente fut tentée sur un autre point, € par des rochiers, dernier l’isle, où les enemys ne se prenoient garde », « ad aliam insulæ partem, dit La Grange, cui nomen est Artes ». Favorisée par les paysans, qui transportèrent les soldats de Leberon sur leurs épaules, elle réussit. « Le lendemain matin, devant le jour », le corps de débarquement attaque le principal fort et s’en empare. Les débris de la garnison et la population huguenote montèrent précipitamment sur

1. Commission à Me Micheau Malaubère, prêtre, pour lever une compagnie de prêtres, Bordeaux, 11 mars (J. LesrRADE, 0p. crt., p. 67, note). — Dispense aux juridictions de Lesparre et de Castelnau de contribuer à la solde de la garnison de Blaye, Blaye, 12 mars (Arch. hist. de la Gir., XII, 96). — Cf. ArRcÈèRe, ist. de La Rochelle, 1, 355, qui mentionne le voyage de Monluc à Bordeaux.

2. Voir, sur cette « armée », une montre en date de Bordeaux, 2 mars (Arch. Nat., K, 94, n0 52).

3. « Eam insulam præsidio tenebat Ivonus seque ad subeuudum quemvis casum comparabat. Hostem ad littus suos exponere conantem cogit, re infecta, naves suam ad stationem reducere. »

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