J. Lesrrane, Les Huquenots en Comminges, p
5. Lettres missives de Henri IV, 1, 5. — Cf. Borpenave, /istoire de Béarn et de Navarre, p. 152.
6. Monluc à Pontic, syndic du pays de Comminges, Estillac, 10 août. (J. Lesrrape, op. cit, p. 27.) — Arch. munic. d'Agen, CC, 69.
7. Elle datait de Nérac, le 31, la commission donnant au baron d’Arros pleins pouvoirs pour commander en Béarn en son absence, (Voir le texte dans l’Arst. de l’hérésie en Béarn, ms. Bonnecaze.)
8. Histoire de nostre temps, s. 1., 1570, in-80. — Cette relation est la source où ont puisé Bordenave, Favyn et Olhagaray.
PASSAGE DE JEANNE D ALBRET EN GUIENNE. 5e
pas « ung mercredy au soir » (1°° septembre), mais le vendredi 3 qu'elle reçut un gentilhomme de M. de La Rochefoucault, qui demeura plus de quatre heures enfermé avec elle dans son cabinet. Il venait lui apprendre que le prince de Condé et Coligny avaient quitté Noyers « comme materats desempennez »'. Le samedi, la reine expédia un de ses gens à Monluc pour l’avertir du départ de son beau-frère « et du tort qui luy avoit esté faict, luy en mandant Phistoire tout au long comme elle estoit ». C'était la réponse à la visite de Leberon envoyé à Nérac la veille. Le dimanche (5 septembre), Jeanne informa Monluc qu’elle partait pour Casteljaloux. Les Commentaires placent à tort son départ ce jourlà. C’est le lundi 6 qu’elle quitta Nérac*. Monlue, à cette nouvelle, commença à comprendre. I lui manda qu'il allait à Villeneuved'Agen « assembler les capitaines pour aviser aux affaires de Guienne » *. En réalité, il ne bougea pas d'Agen‘, mais envoya, comme il le dit, des ordres secrets à Madaillan, au chevalier de Monluc et à Fontenilhes pour marcher en hâte vers Port-Sainte- Marie et y barrer le passage *. Jeanne resta deux jours à Casteljaloux. Le mercredi 8, elle alla coucher à Tonneins et y demeura deux jours aussi, pour attendre le sénéchal d’Armagnac Fonterailles, « qui lui amenoit la plus grande partie de la noblesse à cheval, et son frère Montamat qui amenoit Pinfanterie ». « C’estoit, dit-elle, donner tout le loisir du monde à Montluc de me venir empescher; ce qu'il taschoit bien faire, se hastant d’assembler ses forces, qu'il eut prestes à Villeneuve d’Agenois le dimanche douziesme. » Monluc a glissé sur ce séjour à Tonneins; il se borne à dire que son fils le chevalier, arrêté à Aiguillon par insuffisance des bateaux, ne put rejoindre à temps Madaïllan, qui était sur la
1. Le 23 août. (Cf. Duc n’Aumaze, ist, des princes de Condé, I, 17.)
2. Le dimanche 5 septembre, « nous celebrasmes la Ste Cène audict Nerac.… Le lundy nous partismes dudict Nerac seulement avec cinquante gentilshommes de nos serviteurs, domestiques et subjects qui estoient avec nous ».