ITist. de nostre temps, p
4. I y délivrait, le 8 et le 9, des commissions au capitaine Paulhac et au sr de La Cassaigne pour assembler des hommes. (NouLens, Maisons hislortques de Gascogne, I, 412. — Ed. de Ruble, V, 538.)
5. Le 9, il envoyait de même une commission au capitaine Sainte-Colombe pour lever une compagnie à Jegun. (Arch. de Muret, Etats de Comminges tenus à L’Isle-en-Dodon en décembre 1568, copie. — Communic. de M. Pabbé Lestrade.)
rive droite du fleuve, vers La Sauvetat-d'Eymet. La reine y coucha le samedi r 1: le lendemain, franchissant la Dordogne, elle arrivait à Bergerac, où Armand de Clermont, sieur de Piles, lui amena la noblesse de Périgord. Elle y séjourna jusqu’au jeudi 16, gagna Mussidan, où elle passa lisle sans être inquiétée par d'Escars, bien que Monluc eût averti ce dernier. Le samedi 18 et le dimanche 19, elle était à Aubeterre, du lundi 20 au mercredi 22 à Barbezieux, le Jeudi 23 à Archiac, d'où elle rejoignit Condé à Cognac. Ils arrivèrent le 28 à La Rochelle
Comme on le voit, à part une légère inexactitude, le récit des Commentaires est confirmé par la relation de F/istotre de nostre temps. Les deux narrations sont, d’ailleurs, oratoires : l’auteur de la seconde, soucieux d’exalter la hardiesse de la reine, exagère les efforts de Monlue, qui, lui, est préoccupé surtout de jusüfier son inaction ou plutôt sa lenteur. Entre les deux, il est possible, sinon aisé, de démêler la vérité. Jeanne ne négligea rien pour endormir la vigilance de Monluc, en lui persuadant que le brusque départ de Condé n'avait aucun motif grave et qu’elle-même ne venait à Nérac que pour entretenir la paix. Condé, de son côté, lui avait envoyé par M. de Guitinières copie des lettres qu'il avait écrites au roi en quittant Noyers, l’assurant qu'il (ne pretendoit faire aucun acte de guerre, mais seulement passer le chemin pour aller à la maison de M. le comte de La Rochefoucault, son beau-frère » *. En recevant ces lettres, Monluc dut être fort perplexe. Futal dupe? C'est peu vraisemblable. Il semble bien pourtant qu'il se laissa d'abord prendre au piège. Il Pavouait dans un discours qu'il adressait, le 23 décembre suivant, au Par-
1. /listoire de nostre temps, pp. 235-237. — Lettres de très haute, très vertueuse el très chretienne Princesse Jane, Royne de Navarre, au Roy, à la Royne mère, à Monsieur, frère du Roy, à Monsteur le cardinal de Bourbon, son beau-frère et à la Royne d'Angleterre, contenant les justes occasions de son partement avec Mgr. le Prince et Madame Catherine, ses enfans, pour se venir Joindre à la cause generale avec Mgr. le Prince de Condé, son frère, s. L, 1568, in-80 de g #. n. chiffrés. Ces lettres, dont les quatre premières sont datées de Bergerac, 16 septembre, et la dernière de La Rochelle, 19 octobre, ont été reproduites par BoRDENAvE, pp. 105-167.
>. Histoire de nostre lemps, p. 05 (reproduit textuellement par JEAN DE Serres, Yemotres de la troisième querre civile, s. 1., 1570, p. 150). — La lettre de Condé à la reine est datée de Noyers, »8 juillet (B. N., fr. n. acq. 6008, fo 12, orig.).