‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 451 sur 533 · Arch. munic. d'Auch, BB, fo 322 ro · texte numérisé non relu

Arch. munic. d'Auch, BB, fo 322 ro

h. C’est ainsi qu'il faut entendre le texte, qui est ambigu. On pourrait croire, en effet, que ce fut trois jours après la réponse de Terride,

lire le S'alat au lieu de la S'ave '. En effet, la Save est un affluent rive gauche de la Garonne, et Mongonmery, parti de Castres, ne quitta jamais la rive droite du fleuve. Il franchit l'Ariège probablement au pont d’Auterive, puis le Salat. I était le 1° août à Montbrun * ; le 2, ayant passé sans encombre la Garonne au pont de Miramont À, il entrait dans Saint-Gaudens. De là, il s’avança rapidement dans la plaine de Tarbes, qu'il traversa le 5 et le 6%. Monluc déclare qu'il ne fut € oncques à sa vie si esbahy », et il analyse les dépêches qu'il adressa le 4 à Terride pour l’engager à se replier de Navarrenx sur Orthez et Saint-Sever, à Fontenilhes, à Gondrin et à Madaillan vour les avertir de concentrer en hâte les compagnies dispersées à Monségur, Nérac, Monflanquin et Moissac. Nous ne possédons pas ces dépêches, mais nous avons celle qu'il expédia, à la même date, Cen diligence » à son cousin M. de Lussan pour le prier d’occuper Auch avec toutes ses forces et lui annoncer l’envoi d’une compagnie de renfort.

Le même jour, il quitte Agen et arrive le soir à Lectoure. Au débotté il écrit à Damville qu'il s’en va « droit à luy avecques sept enseignes »; mais que si Mongonmery a franchi l’'Adour et est entré en Béarn, il prendra son chemin vers Aire, et qu'ille supplie de le rejoindre. Les Commentaires simplifient encore ici la réalité. Arrivé le 4 au soir à Lectoure, Monluc manda au maréchal qu'il se porterait le lendemain à sa rencontre, vers Mauvezin. Le 5, il apprend par le capitaine Mansan 6 que l’ennemi avance si rapidement qu'il est peut-être entré déjà en Béarn. Il « rompt » aussitôt son dessem et décide de partir pour Mont-

1. Ad. Baupouin, Les &mea culpa » de Blaise de Montluc (Mém. de l'Acad. des sciences, inscriptions el belles-lettres de Toulouse, 108 série, 1901, 1, 21-30). — Le manuscrit porte une fois la Save, une autre fois la Sauve.

- Requête des habitants de Monthrun aux États de Comminges, Muret, 20 janvier 1570 (Les Auquenots en Comminges, pp. 51-52).

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