Monluc à Damville, Saint-Sever, 12 août (VENTRE
3. Voir, outre la lettre de Mongonmery déjà citée, une lettre de Bassillon à la reine de Navarre, Navarrenx, 11 août (Les Huquenots en Béarn, p. 46), et BORDENAVE, p. 260.
4. De Nogaro, Monluc avait déjà dépêché à Terride pour lui faire connaître le chiffre exact de ses forces et lui conseiller de lever le siège de Navarrenx en jetant son artillerie dans le Gave. L'analyse que les Commentaires donnent de cette lettre est confirmée par celle de Bordenave, qui l’a connue (ist. de Béarn, pp. 264-265).
5. Sans doute à Vic, d'où il écrivait qu’il allait joindre Monluc « pour desgager ceux d’Orthez » (BorDENavE, p. 266)
POURPARLERS AVEC TERRIDE. 547
Jan. C’est sans doute le mardi 10 qu'il y conféra avec le sénéchal de Toulouse, le capitaine Arné et le baron de Larboust sur la nécessité d'inviter Damwille à venir à leur secours ". Est-ce, comme 1l semble le dire, à ce moment que le capitaine Mansan arriva, rapportant la réponse de Damville à une lettre que Monluc lui avait écrite le 8, d’Aire, à la nouvelle de la retraite de Terride, pour le supplier de revenir sur sa décision ? Les Commentaires citent in extenso cette réponse : Damville y dit qu’il n'est plus nécessaire qu'il se hâte, puisque Terride est hors de péril; qu'il ramène pourtant son camp vers l’Isle-en-Jourdain et qu'il a pris Fiac. Cette lettre est certainement postérieure à l’entrevue de Projan. Damville ne prit Fiac que le 15 août. D’autre part, nous avons la réponse de Monluc : elle est datée d’Aire, 21 août *. Il a certainement confondu deux lettres de Damville et les a amalgamées en reconstituant de mémoire celle qu’il a insérée dans son livre.
Le jeudi 11 août, Monluc quittait Aire avec tous ses gens de pied et de cheval et s’avançait jusqu’à Saint-Sever 3, Il y passa la Journée en pourparlers avec Terride. Il lui avait proposé de venir conférer avec lui à Hagetmau. Terride refuse, sous prétexte que Hagetmau appartient à M. de Gramont, et lui propose de venir jusqu’à Orthez. Monluc lui mande en colère qu’il n’en fera rien : « Je ne voullois poinct, dit-1l, achapter chat en sac, voullant veoir dedans et dehors. » L’impression qui se dégage du récit des Commentaires est très nette : Monluc ne se souciait pas de se perdre pour essayer de sauver Terride. Il convient à la fin avec Armand de Gontaut, sieur d’Audaux, et Valentin de Domezain® qu'il se rencontrera le lendemain, « sur le midy », avec
1. À la suite de cette entrevue, Monluc écrivit au gouverneur de Pau, Henri de Navailies, seigneur de Peyre, qu’il serait joint le dimanche 14 avec Bellegarde « et qu’ils joueroient des ongles » (BoRDENAvE, p. 265).
>. Monluc à Damwille, camp d’Aire, 21 août : « Monsieur, sur l'heure de quatre heures de ce jour, j’ay receu la lettre qu’il vous a pleu n''escripre par le cappitaine Mansan, et vous prie croire que ma joye c’est redoublée entendant la deligence qu’il vous plaist faire. » (V, 216.)
3. Monluc à Damwville, Saint-Sever, 12 août (V, 212). Manrer, 0p. ctl., p. 88, se trompe en disant que Monluc agissait ainsi par prudence.