‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 465 sur 533 · RETRAITE DE DAMVILLE EN LANGUEDOC · texte numérisé non relu

RETRAITE DE DAMVILLE EN LANGUEDOC

des témoins oculaires, parle de son « crève-cœur » et raconte que, dégoûté, il s'écria : « Sauve qui pourra’. » Quant à Damville, après avoir abandonné Monlue, il écrivait le 24 au roi, de Barcelonne, qu'ayant appris la retraite de Mongonmery en Béarn, il s'était rapproché d’Orthez « pour essayer tous les moyens de le faire venir au combat, ayant, disait-il, un extrême regret de le veoir avec ses relraictes qui m’empeschent de le forcer de ce faire »*. Damville n'était pas sincère : en réalité, il se dirigeait vers la Bigorre pour rejoindre Bellegarde en Languedoc. Mais sa lettre prouve qu'il redoutait l'effet de la dénonciation dont Monluc avait chargé son fils Fabien *.

Tandis que Damville s’éloignait pour aller assiéger Mazères #, Monluc resta les derniers jours de septembre à Mont-de-Marsan, faisant évacuer {rois ou quatre charretées de pains sur Eauze et les places voisines *. Puis, voyant ses troupes se débander, il se retira en Agenais. Il était, en effet, dans les premiers jours

doyer véritable, où Monluc rappelle ce qu'il a fait en juillet et en août et se justifie des accusations portées contre lui par Damville dans sa lettre au roi du 1er novembre, publiée dans les Preuves de l’Æist. de Lanquedoc (éd. Privat, XIL, 914-917). Voir aussi une lettre de Monluc à Daffis, premier président au Parlement de Toulouse, d’un ton plus modéré, pour le prier de « remonstrer audict sieur mareschal le tort qu’il faict à sa renommée ». (V, 245.)

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