‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 467 sur 533 · Durcex, Histoire de France, 1644, IE · texte numérisé non relu

Durcex, Histoire de France, 1644, IE

5. Monluc au roi, Lectoure, 23 octobre (V, 246). Dans cette lettre, il demandait des secours et faisait de la Guienne un tableau lamentable.

a ss ere 6. La Poreunière, La vraye el entière histoire des troubles, 1, fo 365 ro.

Le , ; à RER nes 002 LA CAMPAGNE CONTRE MONGONMERY.

le terrible capitaine en demeurant à Condom « six ou sept sepmaines »'. Elle lui permit de fortifier Lectoure, où toute la noblesse du pays s'était réfugiée, et Agen, que sa position rendait malaisément défendable?, Il a conté par le menu ses allées et venues entre ces deux villes dans les derniers jours d'octobre et la première quinzaine de novembre. C’est à Lectoure qu'il dut être averti que l'armée des princes prenait «le chemin de Quercy » pour se retirer à Montauban 3. Il comprit qu’elle venait «reculhir le comte Mongonmery pour se renforcer ». Très inquiet, il « s’en courut » dans les premiers jours de novembre à Agen pour demander du secours, à Bordeaux, au baron de La Garde et à Monferrand : la lettre qu'il écrivit au roi le 8, à son retour a Lectoure, fait allusion à ce voyage. C’est à Agen qu'il apprit, suivant les Commentaires, Varrivée des princes à Montauban : il en fut informé de Villeneuve, envoya aussitôt de ce côté deux compagnies de renfort et transmit au roi la nouvelle, qui, d’ailleurs, était prématurée.

Le 8 novembre, il était de retour à Lectoure, où il ne demeura « que trois ou bien quatre jours »*. Le 12, il était, en effet, de nouveau à Agen, mandé en toute hâte, car la ville, à la nouvelle maintenant certaine que les princes approchaient, « estoit entrée en peur » et « tout le monde commensoient à plyer bagaige ». Il

1. Mongonmery était le 3 novembre à Condom, d’où il écrivait aux consuls d’Auch (Les Huguenots en Béarn, p. 75, n. 2). Il y était encore le 18 (p. 76). Il ne s’ébranla que fin décembre, pour franchir la Garonne le 3 janvier 1570.

2. Voir, sur la faiblesse de la position et l'insuffisance des moyens de défense d'Agen, Tori, 0p. cit. (Revue de l'Agenais, XV, 347-348).

3. Le 29 octobre, l'armée des princes occupait Saint-Céré, campait le rer novembre à Sainte-Colombe, traversait le Lot à Capdenac, arrivait le 10 à Saint- Martin-de-Vers, le 11 à Varaire, puis, descendant la vallée de la Lère par Caussade, entrait à Montauban, où elle resta au moins jusqu’au 22. (La Porr- LINIÈRE, 0p. Cul., LE, 0 365 ro. — Coligny à Mme de Saint-Sulpice, Varaire, 11 novembre, dans CaBié, op. cé, col. 112. — Coligny au cardinal de Chàtillon, Montauban, 22 novembre, dans LA Ferrière, Le seizième siècle et les Valois, p. 250. — Du Fourn à Mme de Saint-Sulpice, { novembre, dans CaBté, col. 109-110).

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