‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 478 sur 533 · Bibl. munic. de Bordeaux, ms · texte numérisé non relu

Bibl. munic. de Bordeaux, ms

quitté Rabastens *. Ce document confirme également ce que disent les Commentaires de l'arrivée de M. de Beaumont, apportant de la part du roi l'ordre de suspendre les hostilités contre la reine de Navarre. C’était le premier effet de l’armistice conclu le 14 juillet entre le maréchal de Cossé et les princes”. Cinq semaines après, Monluc apprenait que la paix avait été signée à Saint- Germain, le 8 août.

La première rédaction se terminait par une brève justification du reproche de coneussion fait à l’auteur, une affirmation solennelle de sa confiance en Dieu et un résumé des leçons morales qui se peuvent tirer du récit de sa vie. Monluc à inséré après coup dans son texte la grande lettre jusüficative qu'il avait adressée au roi le ro novembre. Il la fait suivre de considérations sur sa loyauté, au cours desquelles il fait: allusion aux « belles paroles » que Charles IX lui écrivit en réponse. Il en a, d’ailleurs, cité une phrase dans le grand morceau qui termine, dans la seconde rédaction, les remontrances au roi et au duc d'Anjou. La réponse du roi fut imprimée à Lyon, chez Michel Jove, en 1570, avec la date du 15 décembre; de Ruble l’a reproduite d’après une copie de la Bibliothèque Nationale, qui la date du 25 *. Monluc dit expressément qu’elle fut écrite « de Villecostrets, le troisième de décembre 1570 ». L'autorité de son témoignage nous semble supérieure à celle de deux copies d’ail-

leurs divergentes.

1. Jean de Monlue au roi, Cassaigne, 17 août (T. pe LarRoQue, Lett. inéd. de quelques membres de la famille de Monluc, p. 20). L’évêque de Valence revint à Bordeaux en octobre : dans un discours au Parlement prononcé le 13, il fait allusion à son séjour auprès de son frère (Bibl. munic. de Bordeaux,

ms. 369, 3, fos 468-4771).

>. Les troupes rentrèrent en Gascogne au début d'août, après une pointe poussée vers Montaner et Nay (BORDENAVE, pp. 80g-310). Là compagnie de Monluc vint loger à Auch (Gondrin aux consuls d’Auch, Marsiac, 2 août, Arch. munic. d'Auch, BB, 5, fo 381 ro). Cf. la phrase des Commentaires : « Je priay monsieur de Valence de faire escripre la lettre et de la signer luy mesme, pource que je ne le pouvois poinct, à monsieur de Gondrin, qu'il licenciast tous les gens de pied et de cheval, ete. » Le 21 août, Monluc donna de son lit l’ordre de retirer la garnison de Casteljaloux et de détruire quelques ouvrages de défense de cette ville (Arch. dép. de Lot-et-Garonne, BB, 1).

3. Il a fait cette addition sans souci de la chronologie; il l’a placée entre le 24 et le 26 juillet.

4. IL, 539. — Cette copie se trouve dans le f. fr. 20647, fo 67.

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