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LES DOCUMENTS UTILISÉS PAR MONLUC

tres du cardinal d’Armagnac, du Parlement et des capitouls de Toulouse’. Le récit de l'expédition de Saintonge débute par la mention des lettres du roi mandant à Monluc d'aller assiéger La Rochelle*; de même le début de la campagne contre les Provençaux en Quercy (fin septembre 1568) est marqué par la menuon d’une lettre de Joyeuse, suivie de plusieurs autres lettres, qui paraissent bien avoir aidé l’auteur à reconstituer jour par Jour la chronologie des événements depuis son départ d'Agen 3. Après une nouvelle lacune (fin novembre 1568-28 février 1569), c'est encore une lettre, celle-ci de Monsieur, qui amorce la reprise*. La narration de la campagne contre Mongonmery s'ouvre de même par la citation d’une lettre du duc d'Anjou. Les multiples péripéties de cette campagne sont marquées presque toutes par des lettres et des dépêches échangées entre Monluc et les différents chefs catholiques. Lorsqu'on lit ce livre VIT, on a l’impression très nette et très forte que lauteur s’est guidé dans le dédale de ses marches et contre-marches au moyen de ces documents qu'il cite à chaque page. Certains morceaux ne sont qu’une énumération de lettres mises bout à bout et plus ou moins brièvement analysées. Le même procédé se retrouve jusqu'aux dernières pages du livre : c’est par la mention d’une lettre du roi et de la réponse, amplement analysée, de Monluc, que commence le récit de l’expédition de Béarn; c’est par une allusion à des lettres reçues de la reine que sont rappelées la Saint-Barthélemy et la mort de Charles IX; enfin, le dernier événement mentionné, la fuite de Henri de Béarn de la cour, fut, on l’a vu, connu de Monluce par une lettre de Henri TT, que nous possédons.

L'étude du texte des Commentaires permet donc de supposer que Monlue, pour dicter les trois derniers livres, eut recours aux documents qu'il avait sous la main, et qu’en particulier pour le récit de ses démêlés avec Damville. qu'il avait un si

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>. I, 148. — Quatre pages plus loin, le combat de Saint-Seurin paraît bien être raconté d’après la lettre de Madaillan, scrupuleusement analysée.

3. LE, 177-188. — Monluc, après avoir noté que Joyeuse lui mandait que es Provençaux « n’estoient que cinq ou six mil belistres », a ajouté aprés coup : « C’estoit le mot de sa lettre. »

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