D. IIS
DANONE 3. III, 278, 284.
A. HE, 128. — Monluc avait sans doute entendu conter autour de lui cette
fable, mise en circulation par Arnaud de Ferron (fos 139 vo-141).— CF. Sroxr, Semblançay, 1895, p. 188 et n. 3.
5. I, 86, III, 129-130. — Dans sa première rédaction, il a fait allusion au procès du connétable; dans une addition, il a mentionné les « deux » pilules qu’on lui fit avaler « au camp de Mézières et au voyage de Valenciennes » et le rôle que joua Bonnivet dans laffaire. L’addition a été inspirée par un souvenir de Du Bellay, qui a conté tout au long (coll, Petitot, XVIT, 310-333) comment François ler retira le commandement de l’avant-garde au connétable pour le donner au duc d'Alençon. Cf. Miaxer, Rivalité, 1, 28/-287, et A. Lepey, Le connétable de Bourbon, 1496-1527, Paris, 1904, in-80, pp. 113- 119, qui note (p. 8), sans l'expliquer, l’indulgence de Monluc pour son héros.
6. Voir, sur l’anecdote contée par Monluc (HI, 130) et reprise par Brantôme, I, 240, la discussion d’'U. Roserr, Philibert de Chälon, X, 24-25.
7. Cf. E: Perir, À ndré Doria, pp. 69 et suiv. — Decrue, Anne de Mont-
Gro CONCLUSION.
Strozzi, l'héroïque prieur de Capoue, sur lequel il est plus sobre de détails, sans doute parce qu'il savait qu'il était, lui aussi, une victime du vindicatif connétable, mais dont il mentionne très fidèlement le départ pour Malte, dans la nuit du 6 septembre 1551, avec ses deux galères; le vieux maréchal du Biez, accusé d'avoir livré Boulogne aux Anglais, et qu’il justifie, comme il se justifie lui-même d’avoir € promis la Guyenne au roy d’Espaigne », en racontant un de ses actes à belliqueux »°.
Si les Commentaires sont une mine très riche de renseignéments sur les choses et les hommes du seizième siècle, l’histoire y trouve à glaner peu de vues générales et d'idées proprement dites. Monluc s'excuse de ne pas s'élever si haut : « Ce n’est pas à moy, dit-il, de desmesler de si grandz fuzées. » Aussi, lorsque, stimulé par la lecture de du Bellay, il se hausse à des considérations sur la politique de François I, il n’est qu'un écho de son devancier, ou 1l se dérobe, ou encore il se contredit luimême. C’est ainsi qu'il paraît se ranger à l’avis de ceux qui blâmèrent François 1 de s’être allié avec les Turcs*, sans prendre garde qu'il avait, quelques pages plus haut, approuvé par cette raison péremptoire : « Contre son ennemy on peult de tous bois fere flesches *. » IT apprécie très durement, en moraliste plutôt qu’en historien, les résultats de la rivalité de François I‘ et de Charles-Quint, €ce qui a, dit-il, cousté la vie à deux cens mil personnes et la ruine d’ung million de familles. Et enfin ny Pung ni l’aultre n’en ont raporté qu’ung regret d’estre cause de tant de misères »°. Nulle part il n’a osé blâmer la politique extérieure incohérente de Henri IF, mais il a laissé échapper une allusion, qui est un Jugement, à € ceux qui engagent les gens de bien, et puis les laissent là »6. On a vu qu'il eut son opinion sur le traité de Cateau-Cambrésis et ses conséquences; c’est, à coup sûr, l'aperçu historique le plus intéressant de tout son livre 7. Sa-
morency, L, 111-115. — UÜ. Roserr, op. cit., L, 215 et suiv. — La RONGIÈRE, Histoire de la marine française, HI, 228-231.