‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 67 sur 533 · Du Becray, XIX · texte numérisé non relu

Du Becray, XIX

5. Voir le récit détaillé du siège de Coni dans pu Berray, XIX, 390, 395- 396 : « Et après que la brèche fut faicte, on donna l’assault; nos gens arrivés sur le hault trouvèrent un rempart derrière la brèche, pourveu de bons hommes, de sorte qu'après avoir combatu une heure sur le hault de la brèche, ils furent contraincts de se retirer. [1 y mourut des nostres beaucoup de gens de bien,

bault, avant de rentrer en France, au début de janvier 1543, prit quelques petites places, qui sont nommées dans du Bellay : Villanova d’Asti, Poirino, Cambiano et Riva di Chieri. Le raccord se termine par une allusion très claire à plusieurs histoires longuement contées par du Bellay et contemporaines du séjour de Monluc à Savigliano : l’histoire du juge de Turin, la tentative de deux caporaux du capitaine La Molle pour livrer Turin à César de Naples, la « praticque » enfin de César de Naples pour faire entrer dans la ville des soldats cachés dans des chariots de foin ‘. Par cette allusion à des histoires où il n’y avait rien « de son particulier », Monluc semble avoir voulu laisser dans son livre une trace du plaisir qu’il éprouva en les entendant lire dans du Bellay.

Deux additions tirées des Mémoires apparaissent encore dans le récit du siège de Mondovi. Du Bellay avait dit, à propos des Suisses qui composaient la garnison, que ce sont « gens mal aguerris pour la garde d’une place, car c’est leur naturel de combattre en campagne »*. Monluc, parlant des mêmes Suisses, ajoute à sa première rédaction : « Encores que ce ne soict leur mestier de garder places. » Il décerne aussi au gouverneur de Mondovi, de Dros, une épithète que lui avait déjà donnée du Bellay *. Il lui emprunte enfin, aux dernières lignes du premier livre des Commentaires, lun des motifs pour lesquels le comte d’Anguien fut envoyé à la place de Boutières pour commander en Piémont. Da Bellay en avait donné deux : « Le Roy, dit-il, adverty que ledit de Boutières n’estoit bien obey en son armée, depescha monseigneur François de Bourbon, sieur d’An-

entre autres... le lieutenant et enseigne du capitaine Sainct Petre Corse, et luy fut fort foullé de coups de pierre. »

1. Du Bercay, XIX, 404-408, 408-410, 410-413. — Sur la dernière de ces histoires, voir la confirmation par les documents dans SkGre, Carlo IT di Savoia.. (Memorie della R. Accad. d. Sciense di Torino, 1909 MURALE pp. 169 et 218-219). M. Segre remarque que‘le récit des documents concorde avec celui de CamBrano, ZZistorico discorso (Monum. hist. patr., vol. I, Scriptor., col. 1066-67). Il est juste d'ajouter que Cambiano a simplement traduit du Bellay.

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