‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 77 sur 533 · PaRADIN, Continuation.…, p · texte numérisé non relu

PaRADIN, Continuation.…, p

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3. Paranix, Histoire de nostre temps, Lyon, Pierre Michel, 1558, pp. 630- 632. — Sur la reddition de Boulogne et la paix du 24 mars 1550, voir Decrue, Anne de Montmorency, , 86-90.

LES EMPRUNTS A PARADIN. y

le pape et l'Empereur à l’occasion du duché de Parme, et il a remanié, pour le rendre plus clair, ce que lui-même en avait d’abord dit, sans y rien ajouter d’ailleurs ?.

Les emprunts à la Continuation de l'histoire de nostre lemps sont plus nombreux et plus significatifs. C’est de ce livre que Monluc à tiré que Ferrand de Gonzague, se dirigeant vers Asti à la nouvelle que Brissac avait pris Chieri et San Damiano et tenté de surprendre Cherasco (septembre 1551), laissa « au Parmesan le seigneur Carles et le marquis de Vins (sic) »3. Le passage de Paradin permet de corriger ce dernier nom, défiguré dans le texte de Florimond de Ræmond : il s’agit du marquis de Musso [Mus]}, Gianjacomo Medici, plus connu sous le nom de marquis de Marignan *. Notons en passant que Monluc, en faisant cette addition, n’a pas pris la peine d'identifier le personnage, qu'il connaissait si bien pourtant. Ce court membre de phrase est le seul détail nouveau que Paradin ait fourni à Monluc pour le récit des campagnes de Piémont de 1551-1553. En revanche, la Continuation lui a donné les éléments du début du livre IT, ajouté après coup : l’allusion à la défense de Metz par le duc de Guise est un souvenir du récit qu’en a fait Paradin, en suivant d’ailleurs la relation de Salignac-Fénelon $. L’allusion aux « praticques et menées » des cardinaux français, agents de Henri II à Rome, et de M. de Termes pour faire révolter Sienne contre l'Empereur est, de même, un écho de la lecture du chapitre intitulé : Restitution de la liberté de Sienne. Monluc a tiré

1. PAaRADIN, op. cit, pp. 713-714. — L'auteur a repris le récit de ces événements au début de sa Continualion.

2. De Ruble a juxtaposé simplement la première et la seconde rédaction, sans s’apercevoir du remaniement.

3. Paranin, Continuation, 1556, p. 22 : « Par quoy prenant la plus part et la meilleure de son armée, [dom Ferrand] prend le chemin devers Milan, ayant laissé le seigneur Charles et le marquis de Mus, avec quelques gens de guerre pour tenir siège. » — « Joannem Medicium Musium marchionem cum reliqua parte exercitus Parmensem oppugnationem jubet curare. » (Fromar CoRMERI Alenconit rerum gestarum Henrici 11, regis Galliae, libri quinque, 1584, fo 58 ro.)

4. Missagura, Vita di Gio. Jacomo Medici, marchese di Marignano, 1605, p. 149.

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