‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 78 sur 533 · ParaDin, 0p. cit, pp · texte numérisé non relu

ParaDin, 0p. cit, pp

6. Zd., pp. 149-155. — Voir, sur ces événements, puc DE Dino, Chroniques

les noms de Cornelio Bentivoglio et d’Aurelio Fregoso de la longue liste des seigneurs et capitaines italiens qui vinrent avec Strozzi au secours de Sienne, que lon peut lire dans Paradin” d’après qui il a résumé, en quelques lignes, le récit de Pinvasion du Siennois par le marquis de Marignan et de la campagne de Strozzi dans le Val di Nievole*. Je note que l'expression « à toute outrance », employée par Monluc pour qualifier la façon dont Marignan faisait la guerre, se trouve dans Paradin, qui s’en sert aussi en parlant du marquis : ce menu détail souligne l'emprunt.

L'auteur des Commentaires ne cherche pas, du reste, à dissimuler son procédé. À propos de la mort de Leone Strozzi à Scarlino, il ajoute à sa première rédaction : « Il estoict frère de monsieur de Strossy. Et me dict-on qu’il feust thué de la main d’ung paysan qui luy tira une harcquebusade de derrière ung buisson. » L’addition n’est que l'écho fidèle de la lecture que Monluc vient d'entendre ?. On lui a lu aussi que Strozzi fut trahi à Marciano, et il enregistre cette opinion, sans du reste la prendre à son compte : « Aultres disent et asseurent qu'il y eust de la trahisont. » Il emprunte à Paradin, comme nous l’avons déjà vu faire avec du Bellay, le chiffre des morts à Marciano et le nom du capitaine Valleron, colonel de Pinfanterie française, tué dans le combat. Il ajoute : « On me dict que de sa personne, le dict

stennoises, 1846, pp. 157-244, et le Drario de Sozzani, au t. Il de l’Archivio storico italiano.

+ Paranin, op. cit., p. 307.

2. Id., pp. 364-376. — Voir, sur ces faits, A. Coprixi, Piero Strozzi nell assedio di Siena, 1902, pp. 25-98.

3. « En ce mesme temps eurent aussi les ennemys argument de rejouissance à leur tour, tant à raison de l’arrivée du secours imperial... que de la mort du prieur de Capoue, frère du seigneur Pierre Strozzi… Cestuy avoit esté tué en recongnoissant la ville de Scarlino, d'un coup d'arquebuzse, tiré par un païsant qui se cachort dernier un buysson » (p. 376). Branrôwe, I, 442, a copié Monluc sans soupçonner qu’il transcrivait Paradin.

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