‹ Blaise de Monluc HistorienChapitre 81 sur 533 · Rasurin, XXXI, 381, résume PARradIN, 0p. cit · texte numérisé non relu

Rasurin, XXXI, 381, résume PARradIN, 0p. cit

5. Après ce membre de phrase, on lit dans léd. originale : « César de Naples ». FI. de Ræmond paraît avoir cru que c'était le nom du neveu du duc d’Albe. L'erreur est grossière. Le neveu du duc d’Albe tué là s’appelait Gareilasso de Vega. (CF. A. SrGre, La campagna del duca d'Alba in Piemonte nel 1555, Rome, 1905, p. 38.) — Je crois que « César de Naples » est une addition postérieure introduite à tort dans le texte. Monluc à dû lire dans l’Aistoire de nostre temps de Paradin, qu'il a connue, comme on la vu plus haut, que le fils de César de Naples fut aussi tué à cet assaut. Il n’a pas eu le temps de mettre au point cette nouvelle addition. (Cf. Parinin, Histoire de nostre temps, P. 792.)

les prisoniers le sieur Sigismond de Gonzague et le capitaine Lazare, lieutenant de la garde du duc d’Albe, et plusieurs autres desquelz je n’ai pas reteneu le nom". » Le dernier membre de phrase accuse, une fois de plus, le souci de masquer le plagiat. II apparaît très visiblement pourtant à la page suivante, où Monluc emprunte à Rabutin le récit du dernier épisode de la batterie, avec la mention de la mort du comte de Créance; ici, du reste, il arrange un peu le texte de son devancier et s’attribue un rôle personnel dans la mise en batterie, dont le « jeu » décida les assiégés « à penser à leur conscience et à parlementer » ?, Cette addition après coup est faite pour nous rendre un peu sceptiques sur le rôle joué par Monluc dans laffaire; il est permis de s’étonner qu'il l'ait oublié d’abord, s'il a été aussi décisif qu'il semble le dire. Il copie encore dans Rabutin, qui l'avait copié dans Paradin, que le capitaine du château obtint, pour sauver son honneur, qu’on tirât contre lui cinquante coups de canon ÿ. À la fin du récit suivant (prise de Moncalvo), il lui emprunte, de même, au sujet du châtiment infligé par le duc d’Albe au gouverneur, pour avoir capitulé sans attendre l'assaut, un détail nouveau *, et aussi dans les réflexions qu’il a ajoutées à sa première rédaction, des considérations sur l’importance stratégique de Moncalvo, transcrites textuellement. Rabutin avait dit, en effet, d’après Paradin : « Laquelle prise bridoit et tenoict subject,

1. Rabutin avait écrit : € Entre lesquelz, des hommes de nom, se trouva le nepveu du duc d’Albe, et les autres furent retenus prisonniers, comme le seigneur Sigismond de Gonzague, et le cappitaine Lazare, lieutenant de la garde du duc d’Albe, et beaucoup d’autres seigneurs et vaillans soldats. » (Coll. Petitot, XXXI, 382-383.) Voir la phrase de Paradin, op. cit, 449.

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