‹ Blaise Pascal et Antoine EscobarChapitre 4 sur 7 · V. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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6o PASCAL ET ESCOBAR

Ignorant ou Tort malin ^ » Daniel écrivait ainsi trente ans après la mort de Pascal et vingt cinq iins après la mort d'Escobar, et il appartenait à la génération suivante : les contemporains immédiats étaient infiniment plus réservés et beaucoup plus discrets quand il s'agissait de la Théologie morale, de la casuistique, et d'Escobar. Les Bouhours, les Maimbourg, les Rapin gardaient à son sujet un silence prudent, et celui dont on aimerait à voir invoquer le témoignage, l'illustre Bourdaloue, la gloire des Jésuites de France, jouait en cette circonstance un rôle qui dut lui sembler bien pénible, et dont il faut dire en passant quelques mots.

Il ne viendra jamais à l'esprit de personne de considérer Bourdaloue comme un moraliste relâché, partisan des opinions probables, de la direction d'intention et des restrictions mentales. Loin de pactiser avec le vice, même couronné, il a fait entendre à Louis XIV adultère les vérités les plus courageuses, et l'on sait en quelle estime le tenait Boileau, un poète plus qu'à demi janséniste :

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