‹ Blaise PascalChapitre 10 sur 54 · Éd. Michaut. 335; — Havet, iv · texte numérisé non relu

Éd. Michaut. 335; — Havet, iv

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soplies en deux classes : les dogmatiques, ceux qui prétendent, à rai<le des seules lumières naturelles, découvrir rahsolue vérité; les pyrrlioniens, ceux qui dénient à la raison le pouvoir d'atteindre aucune vérité certaine. Les uns exaltent la grandeur de l'homme, les autres sa faiblesse. Epictète est le chef des premiers, Montaigne est le chef des seconds. Et Pascal, re[trenant avec une force nouvelle les arguments des sceptiques contre le dogmatisme, humilie cette « raison imbécile » et impuissante, la convainc de sa faiblesse. Un moment, on croit qu'il va conclure avec son maître Montaigne : et, en effet, il proclame « que le pyrrhonisme est le vrai' ». Mais non : cela ne peut lui suffire : « Que fera donc l'homme en cet état? Doutera-t-il de tout? Doulera-t-il s'il veille, si on le pince, si on le brûle? Doutera-t-il s'il doute? Doutera-t-il s'il est? On n'en peut venir là; et je me mets en fait qu'il n'y a jamais eu de pyrrhonien effectif parfait. La nature soutient la raison impuissante , et l'empêche dextravaguer jusqu'à ce point'. » Voilà donc à quoi aboutit tout ce luxe d'appareil dialectique : à une fin de non-recevoir, semble-t-il, et au simple conseil de se fier à la « nature », en d'autres termes, de se rallier aux conclusions du sens commun.

Ne nous hâtons pourtant pas de conclure. Cette §imple idée, comme jetée en passant, n'est peut-être pas aussi banale et aussi vulgaire qu'elle le paraît

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