‹ Blaise PascalChapitre 13 sur 54 · I. H(l. Mi.liaul. :«l: — Ilavet. xxiv. S · texte numérisé non relu

I. H(l. Mi.liaul. :«l: — Ilavet. xxiv. S

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elle est plus probable que n'importe quelle chose humaine. — Et à ceux qui se plaindraient de n'avoir pas assez de motifs rationnels pour croire, l*ascal répond par cette mémorable parole : « Dieu veut plus disposer la volonté que V esprit. La clarté parfaite servirait à l'esprit et nuirait à la volonté K » Un acte de bonne volonté, voilà donc ce que Pascal réclame de ceux qu'il veut amener à se convertir. Il dirait volontiers comme Socrate : c'est un beau risque à courir. Mais cet acte de volonté, — qui est libre, donc méritoire, « car le cœur aime l'être universel naturellement et soi-même naturellement, selo)i quil s ij adonne, et se durcit contre l'un ou l'autre à son choix- », — cet acte de volonté nous fait pénétrer dans l'ordre de la charité ou de la jïràce. A ce point de vue, il ne peut plus être question de probabilité : c'est la certitude pleine et entière, fruit de la p^ràce, qui devient la récompense de nos efforts.

Enfin, à ceux que ces probabilités toutes morales ne pourraient encore convaincre, aux utilitaires de l'époque, si je puis ainsi parler, Pascal va proposer un dernier et suprême calcul : Vous n'êtes pas chrétiens, leur dit-il. Mais le christianisme peut être vrai, je viens de démontrer ([uil n'est nullement absurde. Au cas où il serait vrai, et où vous ne l'auriez pas embrassé, c'en est fait de vous, et de votre bonheur éternel. S'il est faux, vous ne perdrez que peu de chose : à savoir les fausses joies

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