‹ Blaise PascalChapitre 15 sur 54 · Éd. Michaut, G: — Havet, x, l · texte numérisé non relu

Éd. Michaut, G: — Havet, x, l

3. Au dire de M. Jules Lemaitre (Contemporains, t. VI, p. 17), c'est Veuillot ([ui a donné « le plus pénétrant, le plus admirable commentaire du mystique abètissez-vous de Pascal «. M. Lemaitre a raison. Et il faut citer au moins quelques lignes de cette page trop peu connue : « En vrai catholique et en vrai philosophe, Pascal, s'adressant à l'orgueil humain fatigué de n'arriver qu'au doute, lui conseille dabandonner ses ténébreux systèmes, de s'humilier et de prier, afin que la grâce, secondant celle part meilleure de sa raison qui lutte encore pour la foi, la fasse triompher... ■• (Voir la suite au tome I, p. 371, des Mélanges de Veuillot.»

21) in. MSI. l'ASCAI..

throrio n'ost pas isolrp dans Pasral, fjirollo n'est pas seulement apjiliealjle aux (juestioiis reliirioiises et morales, qu'elle repose, en un mol. sur une coneeption Iles fuii:iiiale e( In-s profornle de i.i iialmc liiiinaine.

Va dalionl, (jw'esl-re que Pasral enteri<l au juste par « le cœur »? « Le C(eur, dil-il, a sou ordre; l'esprit a le sien, qui est par principe et démonslrations. On ne prouve pas qu'on doit Hrc aimé en exposant d'ordre les causes de l'amour, cela serait ridicule. Jésus-Christ, saint Paul, ont l'ordre de la charité, non de l'esprit; car ils voulaient échaufTer, non instruire. Saint Augustin de même'. » Et ailleurs : « La distance infinie des corps aux esprits fiiiure la distance infiniment plus infinie des esprits à la charité, car elle est surnaturelle.... De tous les corps ensemble, on ne saurait en faire réussir une petite j)ensée : cela est impossible, et d'un autre ordre. De tous les corps et esprits, on n'en saurait tirer un mouvement de vraie charité : cela est impossible, et d'un autre ordre, surnaturel-. » Ailleurs encore, exprimant la même idée sous une autre forme, il écrit : « Il y a trois ordres de choses, la chair, l'esprit, la volonté^ » Mais voici qui devient plus étrange : « Nous connaissons la vérité, non seulement par la raison, mais encore par le cœur; c'est de cette dernière sorte que nous connaissons les premiers principes, et c'est en vain

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