Cf. Polyeucte
Et je ne regarde Pauline
Que comme un obstacle à mon bien.
Dans tout le cours de la leUre on pourrait relever d'involonlaires réminiscences de Polyeucte. Je crois bien (pie ce sont des réminiscences véritables. Jacqueline élail à Rouen, et elle avait dix-buil ans quand Corneille donna Polyeucte (lCi3). Elle ne serait pas Jacciueline, si elle n'avait pas beaucoup admiré la « liafiédie cbrétienne • du grand poète qu'elle lonnaissait. Qui sait nièine si la lecture de la pièce n'aurait pas réveillé ou fait nailre dans ràine de la jeune tille des sentiments de sacrifice et d'héroïsme rbrétiensdont, trois ans plus tard, sa conversion allait bénéficier?
240 HLAISK 1'asi:al.
Pais par vertu c»' qu'il faut que tu fasses par nécessib-. Donne à Dieu ce quil te demande en le prenant : car il veut que nous lui donnions ce qu'il nous ùle comme nous faisons véritablement ce qu'il fait en nous. Je suis ravie que vous ayez cette occasion de mériter. Contentez-rows que c'est pour votre considération que je ne suis pas céans ily a plus de six mois, et que j'aurais déjà l'habit sans vous; car nos mères ont reçu le noviciat de quatre années que j'ai fait dans le monde pour toute épreuve.... Si bien que •la seule peur que j'ai eue de fâcher ceux que j'aime a différé jusques ici mon bonheur. Il nest pas raisonnable que je préfère plu^ longtemps les autres à moi, et il est juste qu'ils se fassent un peu de violence pour me payer celle que je me suis faite depuis quatre ans. J'attends ce témoignage d'amitié f/e toi principalement, et je te prie pour mes liançailles qui se feront, Dieu aidant, le jour de la Sainte-Trinité....
J'écris à ma fidèle; je vous supplie de la consoler si elle en a besoin et de l'encourager. Je lui mande que, si elle s'y sent disposée et qu'elle croie que je la pourrai encore davantage fortifier, je serai ravie de la voir ; mais que si elle vient pour me combattre*, je l'avertis qu'elle perdra son temps. Je vous en dis de même et à tous ceux qui voudraient l'entreprendre, pour vous épargner à tous une peine inutile. Je n'ai que trop patienté....
Ce n'est que par forme que je Val prié de te trouver à la cérémonie, car je ne crois pas que tu aies la pensée d "y manquer. Vom^ êtes assuré que je vous renonce si vous le faites. Adieu, je suis de tout mon cœur....
Faites de bonne grâce ce qu'il faut que vous fassiez, c'està-dire en esprit de charité, et ne me donnez point de déplaisir, car il me semble que je ne vous en ai point donné de sujet, mon très cher frère.
Votre très humble et très obéissante sœur et servante
S[^ŒUR~ J ACQUELINEJ D Ej SaINTE-ELTHÉMIE.