‹ Blaise PascalChapitre 7 sur 54 · I. Pensées, éd. Faii^ére. t. I. p · texte numérisé non relu

I. Pensées, éd. Faii^ére. t. I. p

I ' HLAISK PASCAL.

lières )s ol entrave plutôt qu'ils ne favorise l;i vocation do sa sœur qu'il avait jadis d(''terrnin«'<'. (U'tle vio nouvelle lui permet du moins détendre le champ de son expérience et d'apprendre à connaître les hommes. Mais hientot cette nouvelle étude trompe ses espérances. Et il est hien |)rès de revenir complètement et sans retour à Dieu quand il écrit cette pensée, que je ne puis m'enpècher de rapporter à cette époque : <i Dégoûté des études abstraites (ici, je résume ({uelques lignes), j'ai cru trouver au moins hien des compagnons en l'étude de riiomme, et que c'est la vraie étude qui lui est propre. J'ai été trompé. Il y en a encore moins qui Tétudient que la géométrie. Ce n'est que manque de savoir étudier cela qu'on cherche le reste. Mais n'est-ce pas que ce n'est pas encore là la science que l'homme doit avoir, et qu'il lui est meilleur de l'ignorer jtour être heureux '? »

Cette a science que l'homme doit avoir », Pascal ne devait pas tarder à la posséder. Après la nuit de l'extase (2.3 novembre d654), Pascal appartient à Port-Uoyal. Il est le plus rigoureux, — Scherer disait le plus « étroit », le plus « fanati<|ue », — des pieux solitaires, le plus soumis des chrétiens : les derniers moments de sa vie sont ceux dun saint, et la seule ambition qu'il conserve, c'est de faire proiiter les autres des vérités qu'il a enfin conquises.

Science de la nature,- science de l'homme,

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