‹ Blanche MortimerChapitre 3 sur 96 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

avions à extraire d'un pareil dédale, et qui eussent été fort curieux en tout temps, nous ont semblé offrir en ce moment le plus vif attrait d'actualité. Au lecteur de juger si nous nous sommes trompé.

Et maintenant, rendons à César ce qui appartient à César : les détails de mœurs, nous le répétons, appartiennent à l'auteur anglais ; le canevas est à nous deux : à lui pour l'avoir dégrossi, à nous pour l'avoir tour à tour émondé, développé, amoindri, augmenté. Voilà' pour le fond. Quant au texte, quant à la forme, le crime en est à nous seul ; nul n'y a trempé, et nous ne saurions mieux le comparer qu'au couteau de Jeannot, dont le manche et la lame avaient été changés successivement. En résumé, ce n'est donc pas une traduction, tant s'en faut, que nous offrons à nos lecteurs ; ce n'est pas non plus une imitation dans la véritable acception du mot : c'est quelque chose comme ces pièces de théâtre dont on emprunte l'idée première et les particularités caractéristiques soit aux anciens, soit aux littératures étrangères, et qu'on transporte sur notre scène, en les modifiant, dialogue, caractères et incidents, pour les approprier à ses exigences.

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