‹ Blandine: drame en cinq actesChapitre 5 sur 77 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

jEMILIA, ATTALE, EPAGATHUS, BIBLIS, PHYDILE, Esclaves.

Ah î mes amis !

PHYDILE.

jEMILIA.

Phydile î

PHYDILE.

Oui, qui l'échappe belle !

On voulait nous jeter au Rhône, pêle-môle, Honnêtes gens, chrétiens; je fuyais sans rien voir !... Les maîtres de quartier ne font plus leur devoir ; C'est une guerre ouverte à tout ce qu'on révère, Et j'en vais porter plainte à Septime-Sévère.

EPAGATHUS.

Vous le connaissez ?

PI1YDILE.

Oui ; c est un homme très bien, Poli, du meilleur monde, un vrai patricien ; Et notre Lugdunaise est heureuse que Rome Pour son gouvernement ait fait choix d'un tel homme. Il revient aujourd'hui de voyage, et je veux Aller dès son retour lui présenter mes vœux.

EPAGATHUS.

Ainsi que vos griefs ?

PHYDILE.

Sont-ils pas légitimes?

Faut-il de ces bandits demeurer les victimes ? Par bonheur, Théogène est là, le gouverneur De son fils Silvius, homme d'âge et d'honneur, Prêtre augustal, gagné d'avance à ma colère Et dont la piété passe pour exemplaire !

La piété, vois-tu, c'est le meilleur de nous, Que sommes-nous sans elle ? Ah î les jolis bijoux ! Biblis ! Tu veux me fuir, je crois, depuis les ides De Mars?

BIBLIS

Je voyageais.

PHYDILE, prenant un des bibelots.

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