‹ Blanquisme et opportunisme; la question sociale, légitimité de la revendication du prolétaire, fausseté de la théorie des coups de forceChapitre 3 sur 14 · LA SITUATION EX 18G · texte numérisé non relu

LA SITUATION EX 18G

Depuis l'ouverture des réunions publiques, le journal Pays en donne avec constance une analyse plus ou moins exacte. Il bat le rappel aux oreilles des conservateurs et crie tous les matins : x\u feu ! au feu ! la maison brûle ou va brider.

Sans approuver tout ce qu'on a pu dire dans ces réunions, nous croyons qu'elles sont utiles et qu'elles peuvent le devenir bien davantage. Ces réunions doivent porter un double enseignement : un enseignement pour ceux qui ignorent et qui souffrent, un enseignement pour ceux qui ont charge d'àmes et pourraient l'oublier. Ce n'est pas en se voilant la tête qu'on trouve son chemin, ce n'est pas en faisant le silence sur les problèmes, toujours ijosès de V économie sociale, qu'on peut en préparer la solution. Si l'on doit faire la part des violences de parole des déclamations et des récriminations, il est juste aussi de tenir compte des revendications de ceux que le fait social opprime et qui sont les victimes de la force des choses.

D'autre part, s'écrier, dans un paroxysme de rage ou de terreur : On ne discute pas avec le socialisme, on le supprime, n'est-ce pas poser le cas de guerre sociale et faire appel à ces autres formules : liquidation sociale, propriété collective, vivre en travaillant ou mourir en combattant? Loin de nous ces violences impies, autant qu'elles sont aveugles.

Il faut demeurer dans la raison et s'attacher à la justice. Là seulement se trouve la voie droite, la voie du progrès véritable.

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