LE DOUTE EST PERMIS
Jadis, j'ai fléchi le genou Devant Jésus, l'homme suprême !
J'eusse alors adoré Wichnou, Car en lui, je m'aimais moi-môme I
Je me croyais beau, grand et fort, Je me croyais un phénomène !
Et j'eusse marché sur la mort.
Gomme un géant sur une naine !
Mais depuis que je me connais Et que je comprends mon essence, Les vieux dieux que je couronnais Se sont dissous dans l'impuissance I
Eh ! qu'ils soient dieux ou le néant, Tout ce qui dans ma raison vibre Me vient d'en haut, de mon Créant !
De douter je me sens donc libre !
Car si Pesprit de si haut lieu Doute de Sion et de Rome, C'est Dieu qui ne croit pas en Dieu, C'est rhomme qui doute de Thomme !