‹ Blasphèmes: poèsiesChapitre 18 sur 24 · LE DOUTE EST PERMIS · texte numérisé non relu

LE DOUTE EST PERMIS

Jadis, j'ai fléchi le genou Devant Jésus, l'homme suprême !

J'eusse alors adoré Wichnou, Car en lui, je m'aimais moi-môme I

Je me croyais beau, grand et fort, Je me croyais un phénomène !

Et j'eusse marché sur la mort.

Gomme un géant sur une naine !

Mais depuis que je me connais Et que je comprends mon essence, Les vieux dieux que je couronnais Se sont dissous dans l'impuissance I

Eh ! qu'ils soient dieux ou le néant, Tout ce qui dans ma raison vibre Me vient d'en haut, de mon Créant !

De douter je me sens donc libre !

Car si Pesprit de si haut lieu Doute de Sion et de Rome, C'est Dieu qui ne croit pas en Dieu, C'est rhomme qui doute de Thomme !

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