‹ Blépharospasme Hémispasme Facial et leur TraitementChapitre 15 sur 35 · PRIT · texte numérisé non relu

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duite par le névrome en raison de l’étroitesse de l’aqueduc de Fallope. .

b. — Hémispasme méso-céphalique.

Nous comprenons bien la pathogénie de l’hémispasme facial périphérique, celle de l’hémispasme méso-céphalique est aussi claire, puisque c’est l’origine même du nerf qui est irritée, lésée. L’allure clinique de ce spasme ne diffère guère de l’hémispasme post-paralytique ou primitif. L’hémiplégie alterne qui l’accompagne (hémispasme alterne de Brissaud et Sicard) permet de le différencier ; on peut ajouter que le spasme est plus tonique que clonique et qu’il débute d'emblée par l’hémispasme sans le blépharospasme du début.

c. — Hémispasme certical.

Dans la thèse de Vincent nous lisons quatre observations très intéressantes de Berkeley, de Wernher, Féré et Ingelrans, dans lesquelles le spasme de la face indolore est de façon incontestable sousla dépendance d’une lésioncorticale. Ce spasme a pour caractère d’être intermittent et passager, comme la crise épileptique. « Dans presque toutes les observations, dit Vincent, l’on peut remarquer que l’orbiculaire palpébral est souvent atteint. Ce muscle est sous la dépendance du facial supérieur et il y a lieu de se demander pourquoi il se contracte sous l’influence d’excitations du centre cortical du facial qu’on a considéré comme n’étant en relation qu'avec le facial inférieur. Cette théorie n’est

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plus admise et Soury déclare que le centre des mouvements volontaires palpébraux est situé dans le tiers inférieur des circonvolutions centrales au-dessus des centres de la bouche en avant du sillon de Rolando. Nous avons vu que cette région était souvent atteinte (Obs. de Maragliano et Seppeh). D’autres faits prouvent cette opinion ; Hervey, Brissaud, Milla, Mirallié, à l’autopsie d'individus ayant présenté des contractions de l’orbiculaire ont trouvé des lésions du pied de la deuxième frontale. »

L’hémispasme peut donc être d’origine corticale, et il doit être assimilé à l’épilepsie jacksonienne du type facial. A l’exception des commémoratifs et des accidents surajoutés, 1l diffère peu de l’hémispasme facial vrai d’origine périphérique; on peut cependant dire, avec Babinski, qu’une lésion corticale ne saurait déterminer l’incurvation du nez, la fossette mentonnière et la synergie paradoxale des contractions.

De ce qui précède, il résulte que parmi les spasmes faciaux indolores on peut distinguer :

19 Un hémispasme périphérique, primitif ou post-para- Jytique ;

20 Un hémispasme méso-céphalique ;

39 Un hémispasme cortical.

L’hémispasme périphérique primitif est le plus fréquent; on le dit essentiel parce qu’on n’en connaît pas la cause. C’est celui que nous avons décrit, surtout fréquent entre 40 et 60 ans ; il est plus fréquent chez la femme (8 femmes pour 2 hommes) (Brissaud et Sicard). Le froid, les émotions, les chagrins, les traumatismes sont signalés comme jouant un rôle dans son étiologie ; c’est surtout chez les neuro-arthri-

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