‹ Blépharospasme Hémispasme Facial et leur TraitementChapitre 21 sur 35 · LUS · texte numérisé non relu

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On divise ces filets en un certain nombre de groupes dont les noms seuls indiquent nettement la terminaison.

Ge sont des filets temporaux, des filets frontaux, palpébraux, sous-orbitaires et buccaux supérieurs. }

La branche cervico-faciale, plus grêle, se dirige, à peu près verticale, dans l’épaisseur de la parotide, vers l’angle de la mâchoire. Elle reçoit un ou deux filets anastomotiques de la branche auriculaire du plexus cervical superficiel et,un peu au-dessus de l’angle maxillaire, se partage en trois ou quatre rameaux divergents, quise divisent et se subdivisent en de nombreux filets terminaux qu’on range en trois groupes, buccaux inférieurs, mentonniers, cervicaux.

(C’est au niveau de la division du facial, en arrière du maxillaire inférieur, que nous portons l'injection neurolytique, avec la seringue et l’aiguille ordinaires. Cela se fait avec la plus grande facilité, et avec une douleur très supportable, le plus souvent même sans aucune souffrance pour le patient. £

Celui-ci sera naturellement couché sur le dé, sa tête reposant sur la moitié opposée à son hémispasme facial. Nous lui annonçons qu’il ne sentira qu’une petite piqüre, et que cela sera très rapidement fait.

Comme repère, nous avons le col du condyle maxillaire sur lequel nous mettons l’index gauche. C’est à un demicentimètre au-dessous que nous enfonçons l’aiguille, derrière le bord postérieur de la branche montante du maxillaire inférieur. Il faut que l’aiguille touche l’os. Nous savons que le facial se divise à ce niveau, et nous sommes sûr de l’atteindre.

Nous aurons soin, en même temps que nous enfonçons

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l'aiguille, de pousser un demi-centimètre cube d’une solution de cocaïne ou stovaine au centième ; outre l’insensibilisation qu’elle provoque, cette injection produit une petite boule d’œdème qui favorise la diffusion et l’action de la solution neurolytique.

Celle-ci sera ou bien une solution d’alcoo!l à 700 ou 609, ou bien une solution d’acide phénique glycériné à 10 p. 100 ; Ostwalt préconise cette dernière, qu’il dit moins éouloureuse, et d’une action plus prolongée.

Nous injectons, de la solution, { à 2 centimètres cubes, suivant les cas.

De ce que nous avons dit plus haut il résulte que si nous voulons atteindre surtout la branche temporo-faciale (voir schéma IT) nous n’avens qu’à abaisser un peu la seringue et diriger l'aiguille légèrement en haut, vers l’arcade zygomatique.

Il est très difficile d'atteindre la branche cervico-faciale seule, Mais, le plus souvent, et notamment dans les cinq observations inédites que nous signalons, c’est à la division même du tronc facial qu'il faut s'adresser, derrière la branche montante.

Nous n’avons pas à insister sur la facilité avec laquelle le facial est atteint dans ces conditions ; jamais nous n’avons observé d'injection «blanche ». Nous savons qu’il est loin d’en être de même quand c’est au*tronc facial que l’on s'attaque, à sa sortie du trou stylo-mastoidien.

Nous savons d’autre part que l'injection profonde est douloureuse ; l'injection périphérique l’est au contraire très peu. Nos deux malades qui ne sont pas guéris (Obs. VIII et IX) ne demandent qu’à se soumettre de nouveau à notre

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traitement ; ils n’ont aucune crainte, ils n’éprouvent aucune appréhension.

L’alcoolisation périphérique du facial est donc plus facile et moins douloureuse que l’alcoolisation profonde.

Elle est aussi beaucoup moins dangereuse, car la paralysie faciale la plus grave que nous observons dans nos cinq observations n’a pas duré plus de deux mois et notre ma-

.lade n’en est pas moins guéri ; dans les quatre autres cas, elle a été tout à fait bénigne et passagère. Nous sommes loin des paralysies faciales graves, avec réaction de dégénérescence que l’alcoolisation provoque souvent.

Nous ne saurions trop insister sur l'intérêt que présentent les trois observations V, VI et VII.

Nous voyons qu'après l’injection la paralysie faciale a été de courte durée. Et cependant, sans que nous osions en donner la raison, nous constatons que les résultats obtenus sont bien supérieurs à ceux que donne l’alcoolisation profonde,

Nous voyons en effet que le malade, âgé de 42 ans, affligé depuis sept ans de son hémispasme, reste absolument guéri depuis l'injection. Depuis vingt mois 1l n’a éprouvé aucune alerte du côté de son hémiface autrefois spasmodique, et il n’a cependant eu que l’ennui, pendant deux mois, d’une paralysie faciale légère.

Des deux autres malades, le premier reste guéri de son spasme pendant six mois; brusquement alors les accès réapparaissent, mais plus espacés ; au bout de quatre semaines, spontanément, ils disparaissent ; ils n’ont plus réapparu depuis. Pour l’autre, les choses se passent à peu près de la même façon ; il reste guéri huit mois après les-

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