‹ Blépharospasme Hémispasme Facial et leur TraitementChapitre 22 sur 35 · DER · texte numérisé non relu

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quels l’hémispasme réapparaît deux mois et demi durant, puis disparaît pour ne plus réapparaître. Et cependant, dans ces deux cas, la paralysie faciale totale que l’injection a provoquée n’a pas duré plus de quatre jours.

Parmi les nombreuses observations que nous avons lues d’hémispasme facial essentiel, traités par l’alcoolisation profonde, nous n’avons pas rencontré de cas aussi heureusement guéris avec des paralysies faciales aussi bénignes.

Nous n’avons pas vu non plus signalé cet état spasmodique intermédiaire entre la disparition post-paralytique immédiate du spasme et sa guérison définitive.

Nous nous permettons de faire remarquér que ces trois cas, si favorables à la méthode que nous préconisons, ont la valeur et le poids de véritables observations, car ils ont trait à des malades suivis, le premier depuis bientôt cinq ans, le second et le troisième depuis plus de vingt mois.

En résumé, l’alcvolisation périphérique, outre le précieux avantage qu’elle donne de pouvoir localiser l’action neurolytique à la branche supérieure du facial, au niveau de l’apophyse zygomatique et de l’os malaire (spasme localisé à l’orbiculaire, par exemple), constitue une méthode hbeaucoup plus facile, beaucoup moins douloureuse, beaucoup moins dangereuse, et cependant plus efficace que l’alcoolisation profonde, que ses résultats obligent à abandonner définitivement.

Elle doit être, sans hésitation aucune, préférée aux opérations chirurgicales, toujours plus graves, moins bien acceptées et suivies de résultats ou insuffisants, ou plus souvent dépassant le but.

Nous avons dit plus haut que par cette méthode il n’est

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rationnel de traiter que l’hémispasme périphérique essentiel et le blépharospasme unilatéral essentiel. L’hémispasme périphérique post-paralytique ne doit pas être touché ; l’alcoolisation, dans ce cas, augmente la contracture et la rétraction faciale. Dans l’hémispasme d’origine mésocéphalique ou corticale, 1l faut s’adresser à la lésion cérébrale, cause du mal ; dans ces cas, en effet, l’hémispasme facial n’est qu’un symptôme.

Nous ajouterons que nous serons d’une grande prudence avec les vieillards, dont la paralysie faciale est toujours plus grave et chez lesquels l’ectropion de la paupière inférieure est très fréquent. Nous avons insisté plus haut sur cette affection convulsive, que souvent ils présentent le spasme facial médian, justiciable de la seule discipline psychomotrice.

Nous dirons pour terminer que nous ne nous occuperons pas de la paralysie de l’orbiculaire, consécutive à l’injection neurolytique, lorsque les paupières se ferment suffisamment pendant le sommeil ; mais si l’ectropion se constitue et si la cornée menace, aussitôt nous ferons une blépharo-

raphie.

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