OBSERVATION II
Iémispasme essentiel s
C’est une femme de cinquante-deux ans qui, sans cause connue, à vu progressivement, en l’espace de trois mais, à l’âge de trente-quatre ans, survenir des secousses musculaires du côté gauche du visage. L’hémispasme acquiert après un an sa plus grande intensité. Il est resté tel depuis lors. C’est un grand hémispasme avec contractions toniques et cloniques se répétant dix, vingt. quarante fois par jour depuis dix- avi ans, et survenant également pendant le sommeil. \
Toute thérapeutique a échoué.
Injection profonde le 28 février 1906 de 2 centimètres cubes d'alcool à 70 degrés. On ne parvient pas au contact du facial. Pas de paralysie.
Deuxième injection dans le tronc, le 4 mars 1908 de 2 centimètres cubes d'alcool à 80 degrés (stovaïne à 1 centigramme par centimètre cube). Paralysie faciale rés acciisée immédiat ement.
Au douzième jour, hypoexcitabilité légère dos sans ? réaction de dégénérescence. Guérison de la paralysie entre la septième et la huitième semaine. Guérison du spasme. Quelques légères contractions parcellaires apparaissent dans le courant de septembre mais ne gênent aucunement la malade.
Janvier 1907. —- Ie spasme réapparaît d’une façon moins in-