‹ Blépharospasme Hémispasme Facial et leur TraitementChapitre 3 sur 35 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Gonnues et bien décrites par les premiers auteurs de la médecine — Arétée de Cappadoce, Galien, Celse, — la paralysie et les convulsions de la face sont considérées comme deux aspects différents d’une même affection — zvvivos srasuos — riclus CARINUS.

Aux XVIe et XVIIe siècles, la distinction étiologique et clinique se précise un peu avec les travaux de Pierre Forest et de Mercuriali. Th. Willis et M. Etmüller différencient les convulsions toniques et cloniques et cette division va rester classique. Jean Jourdain décrit le «tique » des chevaux et ce mot servira désormais à désigner toutes les convulsions.

En 1756, André de Versailles décrit le tic douloureux de la face ; le tic indolore est décrit par Pujol en 1785-87.

Le rôle physiologique du facial est découvert par Bell en 1821. Graves, Romberg, Axenfeld, dans les années qui suivent, décrivent longuement les convulsions localisées dans le domaine du facial. Sous le nom de spasme de Bell, - Graves décrit un cas d’hémispasme facial vrai.

Quelques années plus tard, en 1843, François de Louvain, dans son mémoire à l'Académie royale de Belgique,

Fine:

en donne les premières observations sérieuses sous le nom de « spasme idiopathique » de la face.

En 1860, Valleïx, dans son Traité de pathologie, lui conserve ce nom et le définit « une affection caractérisée par des mouvements involontaires des muscles qui reçoivent linilux de la septième paire, mouvements qui font grimacer la face et ne s’accompagnent d’aucune douleur ». L’hémispasme facial est donc déjà bien défini; c’est un spasme indolore, localisé dans le domaine du facial.

Bientôt, Trousseau va séparer les ties des spasmes, mais il les considère comme des phénomènes de même ordre que les chorées et les crampes professionnelles. 11 donne du tic douloureux de la face une description magistrale et, en raison de la similitude de ses accès avec les manifestations paroxystiques de l’épilepsie, il l'appelle « névralgie épileptiforme », bien qu'il n’admette pas la théorie de Fothergill (1773) qui le considère comme une manifestation épileptique.

Sur l’état mental du tiqueur que Trousseau a entrevu, Charcot, Magnan, Gilles de la Tourette et Guinon vont désormais insister. Charcot, Parinaud, Borel, mettent en lumière l’influence de l’hystérie. Tous ces travaux font oublier le spasme et dès lors il est confondu avec le tic, aussi bien en France qu’à l’étranger. Et cependant, Littré a défini le spasme «une contraction involontaire ».

En 1893, notre maître, le professeur Brissaud, met un terme à cette confusion, il montre la nécessité d’opérer une distinction parmi les mouvements convulsifs dont la face est le siège. C’est à Brissaud que nous devons la définition du mot spasme, la seule admise à l’heure actuelle et la con-

De

naissance des éléments cliniques, pathogéniques et anatomo-pathologiques qui différencient les spasmes des ties. Ses élèves Meige et Feindel, puis Babinski, ont ajouté de nouveaux caractères différentiels à ceux déjà donnés par Brissaud. Dans ces dernières années, on s’est occupé surtout du traitement ; nous en parlerons plus loin.

Nu

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