‹ Blépharospasme Hémispasme Facial et leur TraitementChapitre 5 sur 35 · VER · texte numérisé non relu

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favoriser l’explosion et, cependant, on les voit apparaître subitement, sans provocation aucune, pendant la plus complète immobilité. Les émotions, les fatigues, toutes les causes déprimantes ou excitantes ne peuvent assurément que les exagérer.

« Un troisième aspect clinique se trouve réalisé lorsque les crises précédentes arrivent à se rapprocher, au point que les périodes d’accalmie ne sont plus appréciables. Toute une moitié du visage présente sans rémission cet état de « contracture frémissante » décrit précédemment. Sur un fond de contraction en masse qui semble définitive, apparaissent, disparaissent, reparaissent tantôt ici, tantôt là, des contractions parcellaires, erratiques, petites palpitations faciales, dont le frémissement fugitif ne fait qu’effleurer sans la modifier la grimace permanente, d’ailleurs elle-même inexpressive.

« Il est impossible de reconnaitre dans ce chaos de contractions aberrantes la moindre systématisation fonctionnelle, la moindre coordination en vue d’un acte défini. Le masque dimidié du sujet est dépourvu de toute expression physiognomonique connue.

« Le plus souvent au début, l’œil seul est atteint, le mal peut s’y limiter ; plus généralement, il tend à envahir toute une moitié du visage, parfois même menace d’empiéter sur l’autre côté. Moins souvent toute la moitié du visage est frappée en masse et subitement. Dans quelques cas, les muscles innervés par le facial inférieur sont seuls en jeu. » (Meige.)

Sicard a signalé (Socrété de Neurologie, 1910) un cas très intéressant de Bispasme facial. L’affection a débuté par la

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