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moitié gauche, puis, à l’hémispasme facial gauche s’est ajouté bientôt un hémispasme facial droit. L’accès débute tantôt à gauche, tantôt à droite, et les deux moitiés de la face sont prises tantôt isolément, tantôt simultanément.
P. Marie et H.Meige ont signalé des cas «à bascule » où les deux côtés de la face ont été successivement atteints et où les mouvements persistaient pendant le sommeil.
Il semble de règle que les contractions « parcellaires » constituent la première manifestation de la maladie. Elles sont, généralement, les avertisseurs de la crise ; toujours on les recherchera soigneusement.
Nous répétons que ces contractions sont indolores, illogiques, inexpressives, indépendantes de la volonté ; de plus, le spasme facial persiste ordinairement pendant le sommeil. Au cours de l’accès, on voit souvent le malade comprimer, pincer la peau et les muscles de son visage, mais cela est sans résultat ; sous sa main et ses doigts persistent les frémissements et les contractions. Nous avons dit qu’on pouvait observer des troubles vaso-moteurs au cours de lPaccès, parfois un état œdémateux persiste dans l’intervalle des crises ; c’est l’hémiface « succulente » que Meige a décrite.
En résumé, de la description qui précède, il résulte que dans le spasme facial, trois degrés peuvent être observés :
Le premier degré, c’est le blépharospasme unilatéral.
Le deuxième degré, l’hémispasme facial avec relâchement absolu dans l'intervalle des accès. wu
Le troisième degré, enfin, l'hémispasme facial avec un certain degré de contracture permamente.
Nous avons vu que le blépharospasme, auquel l’hémi-
Spasme succède, est unilatéral et plus fréquent à gauche.
Le blépharospasme unilatéral devient hémispasme facial, c’est une règle à peu près générale ; l’œil est d’abord pris, puis la commissure labiale, puis l’hémiface. On pourrait l'appeler le blépharospasme neurologique par opposition avec le blépharospasme ophtalmologique qui est souvent bilatéral et le demeure sans se compliquer d’hémispasme facial.
Cette description que nous venons de faire est forcément incomplète. Elle va se compléter naturellement dans les chapitres qui suivent et particulièrement dans ceux où nous étudions le Blépharospasme et son étiologie, l’Hémispasme facial et sa pathogénie.