OBSERVATION I
(Due à l’obligeance de M. le docteur GAUTHIER)
C..., blessé le 25 septembre 1915, par balle explosive. Plaie de la face postérieure de la cuisse, dilacération considérable des muscles et de la peau.
Au moment de la blessure. — Douleur vive dans le pied, sensation de coup de fouet, d’arrachement du talon. Perte de connaissance; au réveil, la paralysie du pied était complète.
Examen du blessé en avril 1916. — Cicatrice considérable de la partie moyenne de la cuisse gauche, avec rétraction considérable des tissus tenant la jambe en légère flexion.
Intervention du 12 mai 1916. — Résection de tous les tissus cicatriciels. Nerf intact sans continuité, simplement comprimé par la cicatrice. Libération.
15 juin 1916. —— Apparition de quelques mouvements de redressement du pied.
30 septembre 1916. — Ténotomie du tendon d’Achille (équinisme); le malade allait si bien qu’on l’avait envoyé à son corps pour entrainement.
Le 28 février 1917. — Grosse amélioration dans les fonctions des muscles de la jambe et de la cuisse.
Les flexions dorsale et plantaire du pied gauche sont à peu de chose près égales à celles du pied droit.
Il persiste pourtant un peu d’équinisme.
Juillet 1922. — Douleurs sourdes permanentes dans Ja hanche, et vives, par crises, dans la jambe.
Le malade marche sans appareil orthopédique, mais il se fatigue très vite. Il a, du reste, été obligé d’abandonner son métier de cultivateur.
Le blessé ne peut ni fléchir ni étendre son pied.
Pas de mal perforant plantaire. L’ongle du gros orteil pousse très vite, puis tombe.
En résumé : grosse amélioration sur l’état avant l’opération, mais aggravation sur celui de février 1917.