‹ Blessures du Tronc du Sciatique: Différents Types Anatomo-Clinique de ParalysieChapitre 48 sur 54 · E. face interne de la partie moyenne de la cuisse · texte numérisé non relu

E. face interne de la partie moyenne de la cuisse

O. $S. au même niveau, le bord postérieur du tenseur du fascia lata

Au moment de la blessure : Douleur très modérée plus intense au pied qu à la cuisse. Paralysie immédiate du pied. Le blessé ne tombe pas, mais la pointe du pied frotte le sol. « Je ramasse tous les cailloux de la route », dit le blessé qui fait ainsi 500 mètres pour se rendre à sa batterie.

La plaie se cicatrise rapidement. Les phénomènes paralytiques, après être restés longtemps stationnaires, s’amendent très légèrement à partir de juin 1915.

Examen de juillet 1915. — a) Troubles de la sensibilité : Hypoesthésie très accentuée sur la face externe de la jambe, sur la partie moyenne du dos du pied, sur la face dorsale du gros orteil. Au centre de cette zone, quelques petites zones d’anesthésie absolue étagées ‘en hauteur.

b) Troubles de la motricité : Les muscles de la loge antéroexterne, le pédieux, sont tous paralysés. La démarche est caractéristique de la paralysie du sciatique poplité externe, la pointe du pied frotte le sol dans la marche.

c) Troubles trophiques : Ne sont pas très importants. Atrophie assez marquée de la loge antéro-externe. Ongles sont striés transversalement. La jambe et le pied sont froids.

d) Phénomènes douloureux : Sensation de fourmillements constants plus accusés la nuit, douleur la nuit également dans la cheville et dans les orteils.

Douleurs vives à la palpation sur le trajet du sciatique poplité externe, en arrière de læ tête du péroné.

e) Réactions électriques (11 mai 1915) : D. R. à peu près complète du sciatique poplité externe.

Intervention le 2 juillet 1915. — Le compte rendu opératoire n’a pu être retrouvé. Un schéma joint à l’observation montie pourtant qu’il s’agit d’une lésion du bord externe du sciatique, trois ou quatre centimètres avant sa bifurcation. Cette lésion consiste en un névrome fusiforme externe, sans encoche latérale.

Etat actuel (juillet 1922). Grosse amélioration.

a) Au point de vue moteur. Les muscles de la loge antéroexterne ont récupéré une partie de leur force, le blessé peut

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relever la pointe de son pied, mais moins haut que du côté sain.

Marche sans canne et fait sans fatigue 30 kilomètres en montagne. Le pied est normal, n’accuse aucune déformation, il n’est plus porté en équinisme par prédominance des muscles extenseurs.

b) Au point de vue sensitif : Anesthésie persiste encore sur face externe de l'articulation tibio-tarsienne, elle s’étend sur une hauteur de 10 centimètres. Les troubles subjectifs sont très atténués : de temps en temps, douleurs courtes et fugaces dans la cheville.

c) Au point de vue trophique : Peu de trouble, il persiste une atrophie du mollet d’un centimètre.

A noter qu'après son opération le malade a été obligé d’employer pendant trois ans un souliér orthopédique.

A donc été à peu près guéri.

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