‹ Blida, récits selon la légende, la tradition & l'histoireChapitre 17 sur 41 · RARE AUS · texte numérisé non relu

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tière n’était plus indiquée que par une ligne droite imaginaire piquant sur la mer, cette délimitation pouvait donner lieu à contestation, les Arabes, en général, et les Hadjouth, en particulier, n'ayant jamais eu qu’une idée très vague de la ligne droite, ligne qui, du reste, n’est pas dans la nature, ajouterons-nous, sans pourtant vouloir les excuser.

Pour éviter le retour des erreurs auxquelles donnait lieu chaque jour l’interprétation du traité, on résolut de matérialiser nos limites, celles de l’ouest surtout, de façon à ne plus permettre le moindre doute à nos indélicats ennemis. Pour procéder du simple au composé, on établit de distance en distance des camps retranchés, des redoutes le long de la Cheffa ; mais comme les Hadjouth passaient entre ces ouvrages pour tomber sur nos tribus alliées, on reconnut bientôt l'insuffisance de ce moyen et on y renonça.

Un honnête fonctionnaire datant de l’âge d’or proposa de marquer notre frontière par une ligne de poteaux qu’on dresserait de dix en dix mètres, et au bout desquels on placerait un écriteau en langue arabe, bien entendu, portant défense aux Hadjouth de passer la Cheffa sous peine d'amende. On ne donna pas suite à ce projet, attendu que l'instruction de ces cavaliers étant fort négligée, ils auraient pu s’appuyer sur ce spécieux prétexte qu’ils ne savaient pas lire.

Nous étions à la fin de 1840, et on n’avait encore rien trouvé de mieux que les moyens indiqués plus haut. Vers cette époque, on remit sérieu-

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