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sement la question sur le tapis; il fallait absolument assurer aux Européens la libre disposition du Sahel (1) d'Alger, d’une partie de la Mtidja, et du territoire de Blida et d’El-Koleïàäa (Koléa), et, surtout, donner de la sécurité au poste de Bou-Farik, dont nous avions fait un poste de réserve de cavalerie, destiné à agir contre les Arabes ennemis qui s’engagetaient étourdiment sur notre lopin de territoire.
On ne rêvait, à cette époque, qu’enceintes conlinues ; aussi tout le monde fût-il d'accord sur ce point important que l'enceinte continue était seule capable d'arrêter les incursions des Hadjouth. Mais de quelle nature devait être cette enceinte ? C’est ici que le désaccord commençait : les uns voulaient une muraille à l'instar de celle de la Chine; d’autres penchaient pour une série de forts détachés ; quelques-uns, partisans de l’utile joint à l’agréable, demandaientune grille de fer peinte en vert et terminée par des lances dorées. Ce mode, qui finit par réunir un certain nombre de partisans, avait le double avantage de ne pas masquer la perspective et d’embellir sensiblement la Mtidja.
Malgré tout ce que cette proposition avait de séduisant et d’ingénieux, elle fut cependant repoussée à une assez grande majorité, sous le prétexte qu’elle ne remplissait pas suffisamment le but défensif qu’on recherchaïit, et;qu’elle ne présentait qu'imparfaitement le caractère militaire ;
(1) Le Sahel, le littoral.