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dans les szenboudj (oliviers sauvages) de Sidi Abd-er-Rahman (1), le général Rostolan, commandant supérieur des camps de l'Ouest en labsence du général Duvivier, résolut de châtier les Bni-Salah. Le 16, pendant la nuit, une compagnie prend position à la redoute de la Koudiet-El-Misraouïi, sur les hauteurs de la rive droite de l’ouad Sidi-El-Kbir faisant face à la Koudiet-Mimich; une autre compagnie part de ce dernier poste, et, guidée par des gens du pays, elle surprend l'ennemi, qui se retire à la hâte après avoir essuyé des pertes assez sensibles.
Ces hostilités incessantes faisaient pressentir une attaque générale de la part d’Abd-el-Kader; les tribus de la province d’Alger étaient, d’ailleurs, fatiguées, nous l’avons dit, d’un état de paix dont elles ne retiraient aucun bénéfice, et dont neuf années de pillage leur avaient fait perdre et le goût et l'habitude. Voulant conserver le droit de notre côté, et Dieu sait si nous y avions mis de la longanimité, nous attendions que l’'Émir nous jetât le gant pour le relever. Il faut ajouter que nous n’étions pas encore en mesure de prendre sérieusement l’offensive.
Abd-el-Kader, qui, dans différentes circonstances, avait essayé de calquer notre organisation militaire, et qui n'avait guère réussi qu’à la parodier grossièrement, voulut aussi, quand il fut prêt, mettre, dans la rupture de la paix, les
(1) Les zenboudj de Sidi Abd-er-Rahman sont situés sur la rive gauche de l’ouad Sidi-El-Kbir, derrière l’Abattoir.