‹ Blida, récits selon la légende, la tradition & l'histoireChapitre 7 sur 41 · ET ER · texte numérisé non relu

ET ER

porte monumentale sommée d’une paire de boules, — la grille devait venir plus tard; — on bâtit un kiosque de style moresque pour faire pendant à la koubba du saint marabouth;— il attend encore son emploi; — les allées furent ingénieusement semées de cailloux de l’ouad Sidi-El-Kbir,; — quelques pieds délicats eussent préféré du sable; mais on sait combien il est rare en Afrique; le tracé fut rectifié; les plates-bandes furent sarclées, écobuées, ratissées, hersées, peignées, démêlées ; les fleurs furent relevées et encouragées par des douches salutaires et des bains de pied; les arbres furent échenillés et émondés; les chaises rustiques portées chez l’orthopédiste; les grenouilles chassées impitoyablement de la grande mare, que l’on emplit d’eau claire. En peu de jours, grâce au zèle, à l’activité, au bon goût de l’horticulteur en chef, la broussaille publique était transformée en un délicieux jardin, qui n'avait plus guère que le défaut d’être un peu éloigné de la ville et de faire vis-à-vis à un abattoir…. Ah! pourquoi les affaires de l’État, disaiton alors, ne permettent-elles pas au gracieux souverain de venir nous voir tous les ans? Blida serait bien vite un lieu de délices, et aurait promptement supplanté Damas, qui se flatte toujours d’être l’Éden de l'Orient !

Comme nous le verrons plus loin, le Bois- Sacré a de glorieux souvenirs; les Kabils de la rive gauche de l’ouad Sidi-El-Kbir descendirent bien des fois de leurs montagnes pour nous contester la possession de la petite rose de la Mtidja,

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