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Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria

BOBIGNY

Le 27 vendémiaire an lit (18 octobre 1794), M. Féchoz prêta le serment de maintenir la liberté, l’égalité et de mourir en les défendant, et ce en présence de la Municipalité de Bobigny qui lui en délivra le certificat.

Signé: Clement, maire. Clf.ment, notable. Genisson, oflicier. Letellier, idem. Lemaître, agent national.

Ha n n on, idem. Dutour, secrétaire-greffier.

Nommé secrétaire de l’Administration municipale de Pierretïtte, le 18 floréal an IV (8 avril 1795), avec un traitement de 1.500 francs, M. Féchoz se recommanda de ses nouveaux maîtres, et obtint le 26 septembre suivant le paiement de sa pension annuelle de 800 francs.

Ce même jour il fut accepté en qualité de secrétaire par le Directoire du district de Franciade, aux appointements de 2.400 francs par an et le renouvellement annuel de sa pension comme prêtre constitutionnel et ayant finalement abdiqué la prêtrise, qualités a lui qu’il fit valoir auprès du Directoire, dont nous copions ici la délibération.

DECRET DU DIRECTOIRE DU DISTRICT DE FRANCIADE 15 vendémiaire an IV (7 octobre 1 795 ) .

a Le citoyen Féchoz, actuellement employé au district de Franciade, et à ce titre ne jouissant que d’un traitement de 4.000 francs par an, sur sa demande de percevoir en vertu de la loi du 24 messidor de l’an III (12 juillet 1795), de la pension de 800 francs, qui lui a été accordée, comme ci-devant ministre du culte, par la loi du 2 frimaire an II (22 novembre 1793), et de plus les arrérages de cette pension, jusqu’à la concurrence de 3.000 livres, aux termes de la dite loi du 24 messidor an III ( x 2 juillet 1795 (cette dernière loi portant que les fonctionnaires publics et employés pourront provisoirement cumuler les pensions et traitements, jusqu’à concurrence de 3.000 livres par an) ; approuve que le citoyen Féchoz ait un traitement annuel de 3.000 franes, plus les arrérages de cette même somme et que le tout lui soit soldé, à dater de la dite loi, 24 messidor an III (12 juillet 1795). Et sera le présent avis envoyé au

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departement pour y être statué définitivement. Confirmé par le département de la Seine, le 3 brumaire an IV (25 octobre 1795).

« Pour copie conforme :

« Signé: De Faucompret1. »

Le calendrier républicain marque aux 15 et 19 thermidor an VI (2 et 6 août 1798), M. Féchoz comme juge de paix de Pantin. Il serait, paraîtil, devenu par la suite juge de paix à Paris. Il nous a été impossible d’en avoir la certitude, ni de connaître la fin de l’ancien vicaire assermenté de Noisy.

Pierre-René Clément, originaire de Villepinte, cabaretier, domicilié rue Dîne-Souris, fut élu maire dans les derniers jours de juin 1794, à la place de Jean-Baptiste-Louis Féchoz, démissionnaire. Pierre-René-Louis Clément était fils de Pierre-François Clément, charretier, et de Marie- Anne Deschamps, son épouse. Il avait été uni le 3 mai 1784, étant encore mineur, à Marguerite-Rosalie Hervé, fille majeure de feu Michel Hervé. Gabriel-Toussaint Clément, son frère, jardinier-fleuriste, s’était marié à Geneviève Piaut, le 18 février 1792. Il ne faut point s’étonner de son peu d’attachement, aussi bien que de celui de ses subordonnés, au gouvernement républicain de l’époque. La chute de Robespierre, guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1 794) , en punition de ses forfaits, approchait, et du moment qu’ils n’eurent plus à craindre pour leur vie, les honnêtes gens n’hésitèrent plus à manifester les véritables sentiments de leurs âmes.

« Bobigny, le 21 messidor an II de la République française, une et indivisible (9 juillet 1794).

h Citoyens administrateurs composant le Directoire du district de Franciade,

« Nous n’avons rien de nouveau à vous marquer pour cette décade dernière, tout est assez dans l’ordre; hier nous nous sommes rassemblés au temple, où nous avons fait lecture des lois et instructions au sujet de l’existence et emploi du salpêtre, ainsi que de l’arrêté du Comité de Salut public du n prairial an II (30 mai 1794), relatif aux ouvriers qui sont en réquisition dans notre commune, et qui voulaient former une coalition au sujet du prix de leur salaire journalier, qu'ils ne trouvaient point suf-

t. Hôtel de Ville de Paris, avenue Victoria.

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lisant. Mais quand ils ont entendu la lecture de l’article 12 du dit décret, ils se sont tous rangés à leur devoir et ont promis tous de travailler au prix fixé par la loi.

« Salut et fraternité.

« Ferdinand Lemaître, agent national. C lem en t , maire.

Dutour, secrétaire-greffier. «

« Bobigny, 9 vendémiaire an III de la République française, une et indivisible, 30 septembre 1794.

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