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mations. Il fut construit en l’année 1854. Sa contenance peut bien être de 20 ares en superficie.
Sur le chemin vicinal de grande communication n° 37, sont, en face l une de l’autre, les demeures de :
MM. Joseph Chevrolier, maraîcher, sa femme Zélie Jouvet, leur fille Marie. Charles Sidame, ouvrier. Alexandrine Sidame, ouvrière. Émile Durieux, maraîcher, sa femme Annette Cambuzat. Pierre Cou lot, ouvrier. Julie Cambuzat, ouvrière.
La première de ces maisons est siluée sur le canton Entre-les-deux Chemins; la seconde sur celui du Grand-Fossé.
Au carrefour des six routes et à l’angle que forme à cet endroit le canton des Plàtrières, est la maison de :
MM. Auguste-Eléonore Page, marchand de vins, son fils Louis- Auguste. Elvire Carrier, domestique. Joseph Rosette, cantonnier.
Continuant de suivre le chemin de grande communication n° 37, on a sur la gauche le canton de l’Orme-Saint-Denis, ainsi dénommé, parce qu’en ce lieu était jadis planté un orme ayant aussi sa valeur historique, en ce sens que la seigneurie de Bobigny ne relevait pas seulement de celle de Livry, mais pour une autre partie de la seigneurie abbatiale de Saint-Denis, située de ce côté de son territoire, et sur laquelle elle exerçait également le droit de haute, moyenne et basse justice. Ensuite vient le Champ-Famillieux ou de famille. Plus loin le canton de la Motte, ainsi appelé par ce qu’on y avait jadis élevé, sur un tertre formé de mottes de terre, un manoir avec titre de fief. Il fut légué en 1420 aux Célestins de Paris, ainsi que le fief d’Eau-Bonne, par Gérard de Montaigu.
Enfin, terminant l’assiette de Bobigny du côté de la Cour-Neuve, on rencontre le canton de la Vache-à-l’Aise, ainsi dénommé à cause de sa vaste étendue plantée d’ordinaire en pâturages. L'ancienne chaussée du Bourget faisait^ avant d’être redressée pour former la grande route de Flandre, la séparation des territoires de Bobigny et de la Cour-Neuve. A l’endroit où la rue de Montfort traversait cette chaussée, était construit un pont, appelé le pont des Marets, à cause des marécages qui l’environnaient et sur lesquels il était construit.
Le long du chemin vicinal de grande communication n° 37 se trouvent, sur les derniers cantons que je viens de citer, les maisons habitées par:
MM. Aignant-Hippolyte Oubier, Marie Philippeaux, Nicolas Mertz,
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commis, sa femme Marie Halle, ses enfants Michel, Anne-Marie, Léonie. Elisabeth Kolback, domestique. Nicolas Rever, ouvrier. Nicolas Waltier, idem. Nicolas Nidercourt, idem. Henri Hartemann. Ernest Pelletier. Joseph-François Hannequin, maraîcher, sa femme Anne Millet, ses enfants Eugène, Elisa. François Jolly, ouvrier. Agathe Meslin, ouvrière. Onésime Lagoutte, maraîcher, sa femme Victoire Lagoutte. F.lisa Corneau, ouvrière. Joseph Dareau, ouvrier. Charles Collineau, maraîcher, sa femme Charlotte Navarre. Félix Collineau, ouvrier. Victoire Navarre, ouvrière. Jean- Pierre Mittaine, maraîcher, sa femme Désirée Clément, ses enfants Désirée- Joséphine, Jean-Louis. Auguste Percelet, ouvrier. Joseph Nodiot, maraîcher, sa femme Louise Guillot, ses enfants Jean-Baptiste, Jules, Louise- Antoinette, Alexandrine, Marguerite.
Du carrefour des six routes, pénétrant dans la route départementale n° 24, dite des Petits-Ponts et encore de Dammartin, on a sur la droite, après les cantons de l’Orme-Saint-Denis et du Champ-Famillieux, celui de la Couture, anciennement la Culture (le lieu cultivé), puis celui des Célestins, dont il est séparé par le ru de Montfort. C'est à cet endroit de la route des Petits-Ponts qu’a été construit, entre autres petits ponts, le pont Guichard, mentionné sur les anciens papiers terriers. Le canton des Célestins, a pris sa dénomination des religieux Célestins qui le reçurent par testament, ainsi que le fief, de la Motte de Gérard de Montaigu, 95*’ évêque de Paris. Avant cette dénomination le fief des Célestins portait le titre de fief d’Eau-Bonne, à cause du ruisseau de ce nom qui y prenait sa source et allait ensuite se réunir au ru de Montfort et baigner avec lui les fossés de la maison d Eau-Bonne. Cette source, appelée denos jours le Trou-Bonne- Eau, n'a jamais eu assurément le renom d’Eau-Bonne, près Enghien; néanmoins elle a dû jouir d’une certaine réputation, puisque le savant M. de Vallois n’a pas craint de dire, en indiquant la position géographique de Bobigny : Bobigny près Eau-Bonne.
L.e siège du fiel d’Eau-Bonne, dont on peut encore assez facilement retrouver les traces, était situé à cinq cents pas à peine du Trou-Bonne- Eau et à ! ouest. C était anciennement ce qu’on appelait une maison-forte. Elle consistait en un grand corps de logis avec cour, granges, étables, bergeries, colombier et jardin, le tout contenant environ deux arpents, entourés de lossés remplis d’eaux vives. A l'entrée du bâtiment principal était la chambre qu occupait le procureur des Célestins, et à côté la petite chapelle
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où il disait la sainte messe, lorsqu’il visitait les fermiers et venait s’assurer du bon état des terres.
Les bâtiments d’Eau-Bonne, déjà en ruines en 1628, furent entièrement démolis en 1754 et firent place, en février 1777, à un bois-taillis, dénommé la Cour d’Eau-Bonne. Ce bois-taillis forma la quinzième des dix-sept remises à gibier, plantées pour la plupart sur la demande du maréchal prince de Soubise, capitaine des chasses de la Varenne, des Tuileries, de Versailles, etc. L’année précédente, 1776, les Célestins de France avaient été sécularisés sur leur demande parle pape Clément XIV. Ils entrèrent dans le clergé séculier, leurs monastères furent supprimés et leurs biens tombèrent en économat et furent vendus en 1793 au profit de l’État.
Le premier fermier locataire de l’Hôtel d’Eau-Bonne, dont le nom soit parvenu à notre connaissance, est Denis David, qui vivait à la fin du xve siècle. On trouve, le ier juin 1518, comme laboureur des terres des Célestins, Guillaume Citolle, époux de Marion Lesueur. Viennent ensuite, en 1526, Louis Citolle et Ondine Rousseau, son épouse. Le 22 novembre 1553, Jean Citolle et Marion Berny, sa femme, les remplacent. Nous avons donné dans notre premier chapitre un dessin de leur pierre tombale *, placée dans l’église de Bobigny et sur laquelle ils sont représentés debout, les mains jointes et sous un double arceau. Jean Citolle et Marion Berny eurent pour successeurs dans le fermage d’Eau-Bonne, suivant un bail du 27 janvier 1583, Pierre Boudet et Claude Citolle, son épouse. On rencontre Jean Maucuit en 1643, comme cultivateur des terres d’Eau-Bonne. Pierre Jessonot etEtiennette Maucuit, sa femme, lui avaient succédé en 1683. Enfin Etiennette Maucuit, veuve en 1693, en était encore locataire quelques années plus tard.
Sur la route des Petits-Ponts, vis-à-vis du canton de la Couture, est celui du Pré-Souverain, jadis nommé la Prairie de Bobigny, à l’entrée de laquelle était la partie de pré appelée de la Chapelle, parce qu’il s’y trouvait une chapelle que quelques anciens du village prétendent avoir été consacrée à saint Pierre, second patron de la paroisse, et que le pouillé parisien de 1626 semble mentionner sous le titre de Chapelle de Bobigny .