‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 3 sur 183 · Liti/rg. Galli, p. 462. Supplém. a d Diplo · texte numérisé non relu

Liti/rg. Galli, p. 462. Supplém. a d Diplo

INTRODUCTION

l’agrément de le transmettre au prieuré de Saint-Martin-des- Champs de Paris. Ce que fit cet illustre évêque dans le courant de cette même année 1089, après avoir obtenu néanmoins le consentement de Drogon, archidiacre de Farchidiaconé de Paris, duquel relevait la cure et l’autel de Bobigny.

Ainsi donc Bobigny, dès l’an 1050 au plus tard, forma une communauté d’habitants érigée en paroisse, une chrétienté possédant son église sous le vocable de saint André, apôtre, et faisant partie du premier des trois archidiaconés du diocèse, le grand archidiaconé \ et du doyenné de Montreuil1 2.

1. D’après M. Guérard, la division du diocèse de Paris en trois archidiaconés, ceux de Paris, de Brie et de Josas, qui s’est maintenue sans variation aucune jusqu’en 1790, remonterait à Charlemagne.

2. Plus tard le siège du doyenné, situé à l’est du grand archidiaconé de Paris, fut transféré de Montreuil-sous-Bois à Montfermeil et en dernier lieu à Chelles.

BOBIGNY

RÉSUMÉ DU CHAPITRE PREMIER

La seigneurie de Bobigny. — Origine de la féodalité. — Les seigneurs de Bobigny, hauts, justiciers. — Leurs droits utiles et honorifiques. — Ils étaient seigneurs dominants des fiefs voisins des Grand et Petit-Drancy, et de ceux d’Emery et de Béquignard, d’Eaubonne, de la Motte et de la Barre, situés sur la paroisse, et ils relevaient eux-mêmes en fief, pour une partie de leur terre, du seigneur-abbé de l’abbaye de Saint-Denis, et pour l'autre partie, du seigneur de Livry-en-l’Aunay, qui lui-même relevait directement du roi. — Etienne de Bobigny, seigneur en 1125.

— Jean de Bobigny, seigneur en n6q. — Il donne avec Hélisende sa femme, à 1 abbaye de Lagny, des terres situées à Ogne et à Condé au diocèse de Meaux. — Jean de Gisors, seigneur de Bobigny du chef de sa femme Aales de Villiers, en 1 167.

— La cinquième charte du monastère de Saint-Martin de Pontoise de cette année-là l’appelle Jean de Bobigny. — Henri II, roi d’Angleterre, maître de Gisors en 1164, dépouille Jean de Gisors de l’autorité civile qu’il exerçait dans cette ville. — Philippe-Auguste, de retour de la croisade, le rétablit dans ses fonctions, année 1192. — Hommage qu’il fait au roi de ses biens dans le Vexin au fief de la couronne. — Ses propriétés à Bobigny. — Ses donations et fondations pies. — 11 meurt en 1218 et est enterré dans la basilique du prieuré de Saint-Martin de Pontoise. — Ses descendants. — François de Bobigny en 1218 et Jean de Bobigny son fils, seigneur après lui, mentionnés sur une pierre tombale de la fin du xme siècle. — Un autre Jean de Bobigny, seigneur, orfèvre et bourgeois de Paris, et Agnès sa femme, en 1294, d’après un censier du domaine de Méry-sur-Oise. — Jean Le Mire, seigneur de Bo-

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bigny en 1315. — 11 sert dans les armées de Philippe VI de Valois ec meurt dans son hôtel de la rue du Jour, à Paris. — Nicolas Le Mire son fils, seigneur aprèslui.

— Son aveu fourni à l'abbé de Saint-Denis en 1352. — Services qu’il rend à Charles V. — Il meurt en 1391, après avoir fondé dans l’église Saint-Eustache une chapelle du titre de Saint-Sauveur. — Etienne de Braque, seigneur de Bobigny du chef de sa femme Jeanne Le Mire, fille de Nicolas Le Mire. — Illustration de la famille de Braque. — Étienne fait en 1399 l’acquisition de la seigneurie de Domont et meurt la même année. — Sa veuve, Jeanne Le Mire, épouse l’année suivante Philippe de Jancourt. — Celui-ci, au nom de sa femme, rend le 8 mars 1406 à l’abbé de Saint- Denis aveu et dénombrement de son fief pour la partie de la terre de Bobigny tenue en fief de l’abbaye, dont copie. — Mathieu de Montmorency d’Auvraymenil et de Goussainville II, seigneur de Bobigny, par son mariage avec Jeanne de Braque, seconde fille d’Etienne de Braque et de Jeanne Le Mire. — Il fait aveu et dénombrement, à la fin de 1406, à l’abbé de Saint-Denis, et meurt en 1414, laissant de son mariage un fils et trois filles. — Charles de Montmorency d’Auvraymenil et de Goussainville son fils, seigneur de Bouqueval et de Bobigny après lui, chambellan et maître d’hôtel d’Arthus de Bretagne, connétable de France. - — - Attaché à la personne du connétable, il entre avec lui dans Paris, repris sur les Anglais en l’année 1436, et assiste au mariage de ce prince avec Jeanne d’Albret, lors de sa célébration à Nérac en 1442. — Charles de Montmorency présente, l’année suivante, à la chapelle de Saint-Jacques et de Sainte-Anne en l’église Saint-Eustache.

— Il se marie le 1 1 mai 1447 à Jeanne Rataut et meurt en 1462, laissant de son union quatre filles: Jacqueline, mariée à Guillaume de Sévigné; Catherine, mariée à Philippe d’Aunay Le Gallois III; Marguerite, mariée à Antoine de Villiers, châtelain de l’Ile-Adam, et Jeanne, qui se fit religieuse à Longchamp. — Guillaume de Sévigné, époux de Jacqueline de Montmorency, seigneur de Bobigny en 1462.

— Saisie de la seigneurie de Bobigny pour défaut d’aveu. — Déclaration des terres ec des prés de la seigneurie, du 5 juin de l’année 1500. — François de Boisbaudry, seigneur en 1505, par son mariage avec Isabelle de Sévigné. — Son aveu à messire Simon Sanguin, seigneur de Livry pour la terre de Bobigny. — Ancêtres et descendants de François de Boisbaudry. — Pierre Perdrier, notaire et secrétaire du roi., époux de Jeanne Le Coq, seigneur de Bobigny en 1517. — Il obtient, le 19 février 1532, l’office de greffier de la ville de Paris, à la place de Jean Hesselin.

— Il assiste en cette qualité à l’anniversaire de la réduction de la capitale sous l’obéissance de Charles VII, célébrée en 1535; à la cérémonie qui eut lieu dans la basilique de Saint-Denis en 1537, pour la prospérité des armes de François Ier dans la guerre de Flandre; à la procession solennelle faite de Saint-Jean-en-Grève à Notre-Dame en 1538, en actions de grâces de la trêve qui venait d’être conclue; enfin à la réception magnifique donnée à Charles-Quint en 1540, etc. — Pierre Perdrier obtient en 1543 de Jean du Bellay, évêque de Paris, la confirmation du privilège accordé à ses prédécesseurs de présenter à la chapelle de Saint-Etiennedu-Château. — Jeanne Le Coq, son épouse, meurt en 1546, et lui-même la suit au

RESUME DU CHAPITRE PREMIER

tombeau en 1552. — Jean Perdrier, son fils, hérite de la seigneurie de Bobigny. — Il épouse le 7 mars 1558 Anne de Saint-Simon. — Il ‘tue par vengeance, à la bataille de Dreux, en 1562, le maréchal Saint-André, et meurt deux ans après, laissant à Guillaume Perdrier, son fils, la terre de Bobigny. — Guillaume Perdrier épouse, en 1572 Marguerite de Rochechouart, veuve de Guillaume Allegrin. — Il achète de Raphaël Gaillandon les fiefs d’Emery et de Béquignard et plusieurs autres biens. — Copie de son aveu et dénombrement à l’abbé de Saint-Denis, seigneur suzerain pour partie de la terre de Bobigny en 1585. — - Il vend, en 1590, à Florent d’Argouges, les fiefs d’Emery et de Béquignard, et meurt en 1593. - Charles Perdier, son fils, héritier de ses biens, épouse vers 1610 Anne de Bragelongne et meurt huit ans après, en laissant de cette union deux filles, Anne et Charlotte Perdrier. — La même année, Barbe Robert, leur aïeule maternelle et tutrice, présente à la nomination de Mgl' de Gondy un chapelain pour desservir la chapelle du château de Bobigny, — Anne de Bragelongne, leur mère, reçoit en 1628 l’acte de foi et hommage des Célestins de Paris pour les fiefs d’Eaubonne, de la Motte et de la Barre. — Elle décède en 1648, léguant à la fabrique de Bobigny vingt-cinq livres de rente. — Charles de Béthisy de Mézières, époux d’Anne Perdrier, et Joseph-Charles d’Ornano, époux de Charlotte Perdrier, seigneurs chacun pour moitié de Bobigny, du chef de ces dames, fournissent le 23 mai 1640, à messire Christophe Sanguin, seigneur de Livry en l’Aunay, l’aveu et dénombrement pour la partie de leur terre tenue en fief de ce seigneur, dont copie. — L’année suivante, Charles de Béthisy, lieutenant général du comte de Soissons révolté, conduit l’aile droite de ses troupes à la bataille de la Marfée et remporte la victoire contre les troupes royales. — Charles de Béthisy meurt en 1 66 1 , quatre ans après avoir vendu, d’accord avec son épouse, la partie de la terre de Bobigny leur appartenant. — Anne de Perdrier, sa veuve, convole à un second mariage, en s’unissant à Roger de Lévis, comte de Charlus. — Descendants de Charles de Béthisy-Mézières et de Charles d'Ornano. — François Jacquier, vidante de Viels -Maisons, ou Vieu- Maison, seigneur de Bobigny par ses acquisitions successives, dans les années 1657, 1659, 1670 et 1676. — - Il donne, en 1672, à éminentissime Jean-François- Paul de Gondy, cardinal de Retz, abbé de Saint-Denis, l’aveu de ce qu’il possède de biens à Bobigny, dont copie. — Il exerce jusqu’à sa mort, arrivée le 15 avril 1684, la charge de commissaire général des armées du roi, ayant été très apprécié des hauts personnages de son époque, pour son exactitude et sa vigilance dans ses fonctions. — - Jean-François Jacquier, vidante de Vieu-Maison, l’aîné de ses trois enfants, seigneur de Bobigny après lui. — Le 20 août 1698, il fait hommage de son fief aux dames religieuses de la maison royale de Saint-Louis, établie à Saint-Cyr. — Il vend à M. Claude Tréboulleau sept arpents de terre, au lieu dit Colombier, sur le territoire de Bondy. — Il quitte en 1711 son château de Bobigny pour habiter la maison de campagne de Beauregard, et meurt, en 1 727, sans postérité. — Hugues-François Jacquier de Vieu-Maison, son frère puîné, hérite de la seigneurie de Bobigny. — Le 25 mai 1733, il donne aux dames de Saint-Cyr l’aveu

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et dénombrement de son fief, et meurt le 23 septembre 1744, sans laisser d’enfant de Louise Robert de Septeuil, son épouse. — Philippe-Guillaume Jacquier de Vieu- Maison, son neveu, fils de Philippe Jacquier de Hennecourt et de Thérèse Herinez, hérite de ses biens. — Marié en 1536 à Renée-Louise-Madeleine Hattes, il n’a qu’une fille, Amie-Françoise- Céleste Jacquier de Vieu-Maison, morte à l’âge de seize ans, à Paris, deux mois après son mariage avec Guy-André-Marie-Joseph, comte de Laval-Montmorency, mort lui-même à Ennebeck à la fin de ladite année 1754. — Quelques mots sur les de Vallès, appelés seigneurs de Bobigny par le Père Anselme et d’Hozier, mais par erreur, nous le pensons. — Messire Philippe-Guillaume Jacquier dote la paroisse de Bobigny d’une église nouvelle qu’il fait construite à ses frais, et rend sa mémoire impérissable par sa charité envers les pauvres. — Il meurt en 1791, dernier seigneur de Bobigny, léguant ses biens à ses neveu et nièces : Antoine de Sainte-Marie d' Agneaux; Marie-Angélique de Sainte-Marie d’Agneaux, et Marie- Jeanne-Elisabeth de Magontier de Laubaine, son autre nièce. — Ceux-ci mettent en vente le domaine de Bobigny, qui est adjugé après enchères, le 31 mars 1792, pour le compte de Xavier-Pierre-Louis de Delley de Blancmesnil, enfant de dix ans, fils orphelin de Pierre-Nicolas de Delley de Blancmesnil, décédé le 3 1 mai 1782, dans sa vingt-neuvième année, colonel mestre de camp et maréchal général des logis de la cavalerie légère de France, et de Claudine-Julie Débrets, unie en secondes noces, deux ans après la mort de son premier mari, à Charles de Labay, comte de Viella. — ■ Généalogie de la maison de Delley de Blancmesnil, remontant à l’époque des Croisades. — M. le comte de Delley de Blancmesnil, Alphonse-Léon, fils de Xavier -Pierre-Louis de Delley de Blancmesnil et de Joséphine Texier de Hautefeuille, de concert avec M. le comte de Lavau, son neveu, établissent à grands frais à Bobigny, en l'année 1864, une école de filles et un asile pour les petits enfants, dirigés par les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

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