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BOBIGNY
par cent cinquante hommes au plus. Sur son avis, ces généraux firent partir plusieurs brigades de secours, qui entrèrent dans Wilstet au moment même où l’ennemi se disposait à y pénétrer, et ainsi l’armée française fut sauvée grâce à la vigilance de M. François Jacquier.
Messire François Jacquier, vidame de Vieu-Maison, seigneur de Bobigny, avait épousé, en 164a, Anne-Philippine de Châtillon, fille de N... de Châtillon et de N... de Clozier de Juvigny, laquelle était nièce de Claude de Châtillon, femme de Godet de Renneville, lieutenantgénéral des armées du roi, tué en 1652, au combat de Charenton.
François Jacquier eut de son mariage quatre enfants, trois fils : Jean- François Jacquier, Hugues-François Jacquier et Philippe Jacquier, et une fille 1 2.
Jean-François Jacquier, l’aîné de ses fils, vidame de Vieu-Maison et seigneur de Bobigny après lui, avait été reçu conseiller au Parlement et commissaire aux requêtes du Palais en 1680. Il y avait environ quatre ans qu’il possédait l’héritage paternel, lorsque, le 20 août 1698, il rendit devant Carnot, notaire à Paris, foi et hommage aux dames, supérieure et religieuses de la maison et communauté royale de Saint-Louis, établie à Saint-Cyr, près Versailles, pour la partie de sa terre de Bobigny qui relevait de la manse abbatiale de Sainct-Denis : Catherine du Perron, supérieure ; de Sainct-Aubin assistante ; Catherine de Beuval, maîtresse générale des classes; Suzanne de Radonay, conseillère ; toutes religieuses professes; et Anne-Françoise Gaulthier de Fontanes, dépositaire de la maison et communauté1.
Jean-François Jacquier vendit, le 9 août de l’année 1702, à M. Claude Tréboulleau, seigneur de Bondy, au lieu appelé le Colombier, sur le territoire de cette paroisse, sept arpents de terre, à raison de 200 francs l’arpent, à charge par ce seigneur de les tenir en censive et mouvance de