‹ Bobigny (lez-Paris)Chapitre 50 sur 183 · ANNÉE · texte numérisé non relu

ANNÉE

Planche IV11' page i44

RÉSUMÉ DU CHAPITRE II

La commune de Bobigny. — Blason qu’elle pourrait adopter. — La communauté des habitants au point de vue civil sous l’ancien régime. — Les prévôts, les procureurs fiscaux, les receveurs et collecteurs des tailles. — Quatre meurtriers pendus pour avoir assassiné Gauthier, valet de Jean Le Mire, en 1320. - — Un Jean de Bobigny, originaire de cette localité, cité comme témoin dans plusieurs causes criminelles plaidées à la justice de Saint-Martin-des-Champs à Paris, en 1333. Tassin, aussi natif de Bobigny, mentionné dans les registres de la justice du même prieuré, en 1338. — Exploit de la justice seigneuriale de Bobigny, du 20 octobre 1389, par lequel Jean le Brun, malandrin ou pour mieux dire bandit de la pire espèce, est arrêté à Bobigny et jeté dans les prisons de Nicolas Le Mire, puis conduit à Paris dans celles du Châtelet. — 11 est jugé et condamné par la justice du roi, exécuté et pendu à Montfaucon. — Noms des vassaux de Jean de Gisors, seigneur de Bobigny, année 1218. — De Jean Le Mire, en 1315. — De Nicolas Le Mire, en 1351. — De Etienne de Braque, en 1396, — Gérard de Montaigu, possesseur des fiefs d’Eaubonneet de la Motte, en censive de la seigneurie de Bobigny, en 1352. — Gérardin de Montaigu, évêque de Paris, son fils et héritier, possesseur des mêmes fiefs en 1409. — Nicolas de l’Espoisse, notaire et secrétaire du roi, anobli pour ses mérites, propriétaire à Bobigny en 1385. — Sa fille Jeanne de l’Espoisse, mariée au bâtard d’Aunay, devient héritière des biens paternels en 1420. — Jean d’Aunay, son mari, fait captif à la prise de Meaux par le roi Henri V d'Angleterre, meurt enfermé dans la tour de Londres. — Quelques mots sur Jean d’Aunay le Gallois, son homonyme et contemporain, sinon parent. — Il embrasse le parti du duc de Bourgogne Philippe le Bon, allié des Anglais. — 11 est armé chevalier à la journée des Harengs, de la main même du capitaine anglais Fastolf, en 1429. — Le traité d’Arras le fait s’attacher à la fortune de Charles VIL — Il meurt le 8 novembre 1489. - — - Censitaires nobles et roturiers de la seigneurie de Bobigny, inscrits au papier terrier des hoirs Charles de Montmorency d’Auvraymesnil et de Goussainville, de Bouqueval et de Bobigny. — Pierre l’Orfèvre, seigneur de Pont-Sainte-Maxence, de Montreuil-sous-Bois et du Vivier-lez-Aubervilliers, époux de Jeanne Laillier, 1436. — Pierre l’Orfèvre, son fils, seigneur des mêmes lieux et d'Ermenonville, époux de Géoffraise Baillet, 1452. — Berthaut de Langres, fils de Pierre de Langres. — Guillemin Andry et Jeanne Béquignard, sa femme; Thierry

JO

BOBIGNY

Troussevache, Thomas Béquignard et Perrin Mouchct. — Gobin Dufour et Denis Dufour son fils, après lui fermier de Jeanne Rataut, damoiselle de Bobigny, veuve de Charles de Montmorency. — Monnaie employée à cette époque, sa valeur. — Jean de Lolme, et Gilles le Bossu. — Hugues et Louis de Guinguant. — Les chanoines de la sainte Chapelle du Palais. — Maître Philippe de Paris, clerc des comptes, et les Thumery, ses héritiers. — Les frères Bureau, grands maîtres de l’artillerie française, alliées aux Budé et aux Thumery. — Simon Luillier et Philibert Gohard, de Merlan. — Jeanne de la Chapelle, fille de Jean de la Chapelle, exécuté aux halles, en 1430, pour avoir formé le complot de chasser les Anglais de la capitale.

— Maîtres Etienne Lallemant, Jean Lantier, Etienne de Vieilleville et Guillaume de la Haye. — Messire Jean Emery, chanoine de Paris, et Marie Emery sa sœur, femme de Simon Marcel. — Maître Guillaume Paillart, avocat au parlement. — Les religieux célestins de Paris, possesseurs des fiefs d’Eaubonne et de la Motte par legs de l’évêque de Paris, Gérardin de Montaigu. — Coup d’œil sur les règnes de Charles VII, Charles VIII, François Ier, Henri II, François II, Charles IX et Henri III. —J eanTesnier, vicaire delà paroisse et maître des écoles de Bobigny dès 1574. — Il est accusé et convaincu du crime de fausse monnaie, et banni du royaume en 1582. — Pièces relatives à son procès. — Raphaël Gaillandon, propriétaire, à Bobigny, des fiefs d’Emery et de Béquignard. — Durant le siège de Paris par Henri IV, en 1590, un boulet de canon, lancé d’une de ses batteries placée sur les hauteurs de Ménilmontant, traverse la maison de Raphaël Gaillandon située rue Tirechape. — Henri IV quitte le camp d’Aubervilliers, range ses troupes en bataille dans la plaine de Bobigny et de Bondy, et se porte avec elles au-devant des ducs de Parme et de Mayenne. — Dans le courant de cette même année, Florent d’Argouges achète les propriétés d’Emery et de Béquignard de Guillaume Perdrier, qui lui-même les avait acquises, peu d’années auparavant, de Raphaël Gaillandon. — Florent d’Argouges fait construire sur le terrain de la Grande-Maison une habitation de plaisance, appelée depuis Beauregard. - — François d’Argouges, son fils et son héritier, obtient en 1666, de l’archevêque de Paris, le privilège d’avoir une chapelle domestique dans cette maison de campagne. — Il vend, l’année suivante, ses biens de Bobigny à messire François Jacquier de Vieu-Maison, acquéreur du domaine seigneurial. — Noël Cochu, premier procureur fiscal connu, en 1581. — Nicolas Buisson, procureur fiscal en 1635. — Etienne ChaufFour, en 1652. — Henri Pâté, en 1653. — • Jean Gouillard, en 1681. — Nomination d’un collecteur des tailles. — Nicolas Claud, procureur fiscal en 1690. — Claude ChaufFour, en 1692. — Rôle et assiette des tailles de la paroisse de Bobigny et de la ferme d’Eaubonne en 1693. — Nicolas Paris, procureur fiscal de la prévôté en 1694. — Eustache Pierre, en 1699.

— Marie-Jeanne Typhaine, sa veuve, prend à loyer les terres de la seigneurie de Bobigny. — Pierre Mongé, syndic perpétuel et greffier des rôles de la paroisse. — Michel Mallet, procureur fiscal en 1713. — Etienne Paris, en 1723. — Eustache Pierre, en 1725. — Daniel Dupont, en 1733. — Nicolas Puthomme, en 1737* Publication et affichage à Bobigny par ministère d’huissier, au nom de messire

RÉSUME DU CHAPITRE II

Cardin Lebret, seigneur de Pantin, invitant ses vassaux, censitaires, tenanciers, etc., à s’acquitter de leurs devoirs et obligations envers lui, année 1744. — Pierre Charlemagne, procureur fiscal et fermier de la terre de Bobigny en 1742. — Etienne Charlemagne, son fils, lui succède en 1753. — Joseph Pontus, procureur fiscal en 1759. — Visite du roi Louis XVI à Etienne Louis-Guillaume Charlemagne, avocat au parlement et fermier des terres de Bobigny, vers 1782. — Etienne Villot, dernier des procureurs fiscaux, de 1768 à 1787. — Acte d’estimation pour l’établissement de la dîme, auque1 il prend part en 1769, assisté des procureurs fiscaux des paroisses environnantes. — Etat de la valeur de la dîme à Bobigny, de l’année 1788 à l'année 179t. — Légende du plan terrier ou cadastral du territoire de Bobigny, dressé le 6 avril 1783 par Cottereau, notaire royal à Noisy-le-Sec. — Nombre des habitants et des ménages de la paroisse de Bobigny et total des arpents de terre exploités par les taillables et par les exempts en 1786. — Nomination des membres qui doivent, en exécution du règlement du roi, composer la municipalité : Louis-Robert Malice esc élu syndic; Julien-Daniel Legrand, Louis- Maximilien Jollin et Etienne-Julien Dupont sont élus conseillers. — Autre état de la paroisse en 1788. — Cahier des doléances des habitants de Bobigny, adressé aux Etats généraux, du 18 avril 1789. — Reconstitution d’une municipalité nouvelle composée d’un maire, de deux officiers municipaux, d’un procureur syndic et de douze notables élus pas* les habitants, en vertu des décrets de l’Assemblée nationale.

— Louis-Roberc Malice est élu maire, 30 janvier 1790. — Fête de la fédération, célébrée dans l’église paroissiale le 14 juillet 1790. — Déclaration des biens d’église situés sur le territoire de Bobigny, adressée au directoire de Saint-Denis, 22 novembre 1790. — Louis-Maximilien Jollin, élu maire le ti avril 1791. — La municipalité n’esc point autorisée à faire faire au presbytère les réparations votées dans sa délibération du 7 juillet 1791. — Claude Lezier, nommé maire à la fin de l’année 1791. — Inscription des offrandes libres ec levée des gardes nationales volontaires, janvier 1792. — Pierre Mongrolle, élu maire, 10 mai 1792. — Eloge qu’il fait, par lettre adressée au directoire du district de Saint-Denis, de la charité pour les pauvres de feu M. Jacquier de Vieu-Maison, ci-devant seigneur. — Le 21 septembre 1 792, l’Assemblée législative faic place à la Convention nationale, laquelle décrète l’abolition de la monarchie et l’établissement de la république. — La Prusse et l'Autriche déclarent la guerre à la France — Massacie d’un grand nombre de citoyens à Paris. — Pierre-Jacques Devaux est élu officier public, chargé de la tenue et de la garde des registres des naissances, mariages, décès et inhumations, 26 octobre 1792. — Supplice de Louis I, guillotiné le 21 janvier 1793. — Jean- Baptiste-Louis Féchoz, curé constitutionnel de Bobigny, nommé maire le 10 mars 1793.

— La Commune en permanence, 4 avril 1793. — Réquisitions et enrôlements, mai et juin 1793. — Régime de la Terreur. — Nomination des membres devant faire partie du comité desurveillance, 12 octobre 1793. -— Abolition du culte catholique décrétée par la Convention nationale, 10 novembre 1793. — Pierre-René Clément et Denis Lemaîcre, délégués par la municipalité de Bobigny, vont à Paris réclamer

BOBIGN Y.

du notaire Desclozeaux la remise des pièces et titres concernant l’aucien régime féodal et les biens d’église confisqués, 6 janvier 1794.. — Suppression de la sonnerie des cloches à Bobigny, 19 janvier 1794. — - Lettre du citoyen Féchoz, maire au district de Franciade, relative à la fabrication du salpêtre, 30 janvier 1794. — Etat des immeubles et rentes soit de fabrique, soit de cure, vendus ou non vendus, 8 avril 1794. — Seconde réquisition militaire pour la levée en France de trente mille hommes de cavalerie, 17 avril 1794. — Réquisition des cordages des deux cloches, 19 avril 1794. — Réquisition des prunes, 19 mai 1794. — Réquisition des cochons, 30 mai 1794. — AI. Féchoz donne sa démission de maire le 8 juin 1794.

— 11 travaille à son avancement dans la carrière administrative et judiciaire, et à se faire une position élevée et lucrative. — Pierre-René Clément, maire après lui. — Les ouvriers pour la fabrication du salpêtre sont forcés de se soumettre aux prix et règlements établis. — Louis-Maximilien Jollin, élu maire pour la seconde fois, 12 avril 1795. — -Le culte catholique est toléré. — Pierre Mongrolle nommé maire pour la seconde fois. — Révolte des sections de Paris, écrasée à coups de canon par le général Bonaparte, 5 octobre 1795. - — Il est élu premier consul le 9 novembre 1 799, consul à vie deux mois plus tard, et enfin, le 8 mai 1804, le Sénat lui décerne le titre d'empereur. — Pierre-François Mongrolle, maire après la mort de son père, 4 avril 1813.

— Renouvellement du Conseil municipal. — Première invasion des alliés, année 1814.

— Les 28, 29 et 30 mars, ils campent à Pantin, à la Villette et aux environs, et le 31, l’empereur de Russie et le roi de Prusse font leur entrée dans Paris. — Première abdication de Napoléon Ier, 13 avril 1814. — Louis XVIII, rappelé par le Sénat, signe la paix avec les souverains coalisés le 30 mai suivant. — Lettre de M. le souspréfet de Saint-Denis à M. Mongrolle, au sujet de la nomination de M. Larchevêque en qualité jde conseiller municipal. — Napoléon Ier quitte l’île d’Elbe, aborde en France le ier mars 1815, et entre dans Paris cinq jours après. — Réélection de M. Pierre-François Mongrolle, en qualité de maire, 30 avril 1815. — Nouvelle coalition des souverains de l’Europe contre l’empereur, qui défait leurs troupes à Fleurus et est vaincu lui-même à Waterloo le 8 juin 1815. — Les ennemis victorieux le suivent à Paris qui leur ouvre ses portes et reçoit pour la seconde fois Louis XVIII, après une nouvelle abdication de l’empereur. — Réélection de M. Mongrolle, 27 novembre 1815. — Il écrit à M. le sous-préfet de Saint- Denis, pour se plaindre du trop long séjour à Bobigny des troupes du duché de Brunswick et des dommages qu'elles y causent aux habitants. — Composition du conseil municipal en 1817. — Lettre de M. le sous-préfet de Saint-Denis aux maires de son arrondissement, à l’occasion de sa nomination à la préfecture des Pyrénées-Orientales,^ janvier 1823.

— Mort de Louis XVIII. — Charles X lui succède, 16 septembre 1824. — Réélection de M. Pierre-François Mongrolle. — Révolution de 1830. — Elle place sur le trône, sous le nom de Louis-Philippe Ier, Louis-Philippe duc d'Orléans. — Par arrêté préfectoral, M. Mongrolle est confirmé dans ses fonctionsde premier magistrat de la commune, et le conseil municipal est renouvelé, 17 septembre 1830. — Réélection des conseillers, 27 octobre 1834. — Idem, 28 mai 1837. — Idem,

RESUME DU CHAPITRE II

21 juin 1840. — Idem, 11 juin 1843. — Idem, 31 juillet 1846. — M. Toussaint Tourly nommé maire en remplacement de M. Pierre -François Mongrolle, démissionnaire après trente-trois ans d'exercice, 31 juillet 1846. — Le roi Louis- Philippe I<r est détrôné et la République proclamée, 24 février 1848. — Louis- Napoléon est élu président le 12 décembre 1848, et, le 2 décembre 1852, il est proclamé empereur sous le nom de Napoléon III. — Composition du Conseil municipal à partir des années 1855, 1860, 1863 et 1865. — M. Auguste-Hippolyte Jollin, maire par décret impérial du 30 mars 1867, remplace M. Toussaint Tourly, démissionnaire. — M. Hippolyte Mérie lui est donné en qualité d’adjoint. — Description des trente-trois cantons du territoire de Bobigny et dénombrement par rue et par maison des habitants, année 1 866, avec renseignements divers sur les lieux et les personnes.

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