Voir la copie de ce testament au troisième chapitre
BOBIGNY
du dauphin, et qu’il combattait dans les rangs des défenseurs de Meaux. I.es biens de Nicolas de l’Espoisse furent mis sous séquestre, et Jeanne n’obtint la levée de la saisie que le 11 février 1422, à la condition depayer au Trésor cent vingt livres parisis pour les biens meubles et une redevance annuelle de quarante livres sur les immeubles, tant que durerait son mariage avec Jean d’Aunay, encore parce qu’il fut démontré que Jeanne de l’Espoisse avait vécu depuis quatre ans loin de son mari, dans la maison de son père1.
Après sept mois d’une résistance opiniâtre, la ville de Meaux se rendit, le 2 mai 1422, à Henri V, roi d’Angleterre. Au nombre des capitaines de la garnison française qui négocièrent la capitulation, Monstrelet fait figurer Jean d’Aunay, l'époux de Jeanne de l’Espoisse2. Et il est à croire, puisqu’on n’entend plus parler de lui, que le vainqueur le ht conduire en Angleterre avec les autres captifs dont il espérait tirer bonne rançon, et qu’ayant été enfermé avec eux dans la tour de Londres, il y mourut.
Vers le même temps que le bâtard d’Aunay, mais moins âgé que lui d’une douzaine d’années, vivait aussi Jean d’Aunay, dit le Gallois, fils de Charles d’Aunay le Gallois, tué à l’àge de vingt-six ans, à la bataille d’Azincourt en 1416, et de Jacqueline de Paillart, dame en partie de Goussainville, et petit-fils de Robert d’Aunay le Gallois, chevalier, grand-maître des eaux et forêts, seigneur d’Orville ,près Louvres, et de Villeron, qui mourut en 1427 et fut inhumé dans 1 abbaye du Val, et de Jeanne la Thioise.
Jean d’Aunay le Gallois imita plusieurs membres de sa famille qui s’étaient attachés au duc de Bourgogne, Philippe le Bon, rallié depuis le traité de Troyes, conclu le 20 mai 1420, à Henri V d’Angleterre, contre le dauphin, fils de l’infortuné Charles VI.
Parmi les bourgeois de la parenté de Jean d’Aunay le Gallois, unis par serment aux ennemis de la France, nous pouvons citer Denis Paillart et Guillaume Paillart ; et parmi les chevaliers bannerets, Jean de Fosseux et Jean de Hornes, qui, le 30 août 1421 en particulier, livraient bataille à Mons-en-Vimeux aux partisans de Charles. Jean d’Aunay le Gallois combattit lui-même à côté des Anglais (selon Monstrelet), à la